jeudi 10 octobre 2013
L'obéissance nous éclaire
Je te loue, Père... de ce que tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents, et de ce que tu les as révélées aux enfants. Matthieu 11, v. 25.
Quand il s'agit de la communion spirituelle avec Dieu, il n'y a pas de degrés successifs, elle existe ou n'existe pas. Dieu ne nous purifie pas peu à peu du péché, mais, lorsque nous sommes dans la lumière, lorsque nous marchons dans la lumière, nous sommes purifiés du péché. L'obéissance rend la communion parfaite. Si pour un instant vous cessez d'obéir, les ténèbres et la mort se mettent aussitôt à l'oeuvre.
Toutes les révélations de Dieu sont lettre morte tant qu'elles ne sont pas éclairées par l'obéissance. Ce n'est pas la philosophie, ou la réflexion, qui les rendront plus compréhensibles. Mais, dès que vous obéissez, elles s'illuminent instantanément. Il faut, pour que la vérité de Dieu agisse en nous, que nous nous en laissions imprégner; il ne s'agit pas de la poursuivre avec de pénibles efforts. Le seul moyen pour arriver à la connaître, c'est de cesser vos recherches, et de naître d'en-haut.
Obéissez à Dieu sur le point qu'il vous montre, et aussitôt votre chemin s'ouvrira. Nous lisons des volumes sur l'oeuvre du Saint-Esprit, alors que cinq minutes d'obéissance radicale peuvent tout rendre clair comme le jour. "Je pense qu'un jour je comprendrai tout cela", dites-vous - Vous le pouvez dès maintenant. Ce n'est pas l'étude qui vous éclairera, mais l'obéissance. La plus petite parcelle d'obéissance suffit à vous ouvrir le ciel, et les plus profondes vérités divines vous sont aussitôt révélées. Dieu ne vous accordera pas de lumières nouvelles sur sa Personne tant que vous n'aurez pas obéi aux lumières déjà reçues.
mardi 1 octobre 2013
Moments d'extase
Jésus les conduisit seuls à l'écart sur une haute montagne. Marc 9, v. 2.
Nous avons tous vécu des moments exaltants "sur la montagne" où nous pouvions voir toutes choses du point de vue de Dieu. Nous aurions voulu qu'ils durent toujours. Mais Dieu ne le permet pas. La preuve de la valeur de notre vie spirituelle, c'est notre aptitude à descendre de la montagne de la Transfiguration. Si nous savons seulement monter, c'est que nous ne sommes pas ce que nous devrions être. Il est merveilleux d'être au sommet de la montagne avec Dieu, mais ce séjour n'est utile que s'il nous rend capables de descendre ensuite au milieu des hommes pour les délivrer du pouvoir du diable. Nous ne sommes pas faits pour vivre continuellement sur les sommets, environnés de la beauté surnaturelle des rayons de l'aurore. Nous pouvons y séjourner seulement de courts moments, qui renouvellent notre inspiration. Nous sommes faits pour vivre dans la plaine, aux prises avec le terre à terre de l'existence : c'est là que nous devons faire nos preuves. L'égoïsme spirituel nous fait désirer d'être souvent sur la montagne. Il semble que, si nous pouvions y demeurer, nous saurions parler et vivre comme des anges. Les moments d'exaltation exceptionnels ont cependant leur place dans notre vie avec Dieu, mais veillons à ce que notre égoïsme spirituel ne nous pousse pas à les rechercher exclusivement.
Nous nous imaginons volontiers que tout ce qui nous arrive doit être exploité en vue d'un enseignement utile. Non, avant tout, cela doit servir à produire un caractère fort. Le séjour "sur la montagne" n'a pas pour but de nous instruire, mais de nous façonner. Il est dangereux de se demander : "A quoi cela sert-il ?" Dans le domaine spirituel, on ne peut faire de calculs de rentabilité. Dieu a un but lorsqu'il nous accorde, en de rares occasions, des moments passés "au sommet de la montagne".
samedi 28 septembre 2013
La règle divine
Soyez parfaits, comme votre Père qui est aux cieux.
Matthieu 5, v. 48.
Dans ce passage, Jésus nous exhorte à traiter tous les
hommes avec la même générosité. Comme enfant de Dieu, vous ne devez pas vous
laisser guider par vos sympathies naturelles. Il y a des gens pour qui nous
éprouvons de la sympathie, pour d'autres de l'antipathie. Cela ne doit pas
entrer en ligne de compte dans notre vie chrétienne. "Si nous marchons
dans la lumière, comme Dieu est dans la lumière", alors Dieu nous mettra
en contact étroit même avec ceux qui ne nous inspirent aucune sympathie.
L'exemple que Jésus nous propose n'est pas
l'exemple d'un homme, ni même d'un bon chrétien, c'est l'exemple de Dieu
lui-même : "Soyez parfaits, comme votre Père céleste est parfait."
Soyez à l'égard de votre prochain ce que Dieu lui-même est à l'égard de vous.
Dieu nous fournira dans notre vie de tous les jours mille occasions de faire
voir si nous sommes parfaits comme notre Père céleste est parfait. Etre
disciple de Jésus, c'est s'intéresser aux autres autant que Dieu s'y intéresse
lui-même. "Que vous vous aimiez les uns les autres, comme je vous ai
aimés."
Ce qui caractérise le vrai chrétien, ce n'est pas
tant de bien agir que de ressembler à Dieu. Si l'Esprit de Dieu a transformé
votre être intérieur, vous aurez en vous des traits qui viendront de Dieu, qui
ne seront pas seulement des qualités humaines. La vie de Dieu en nous, c'est la
vie de Dieu lui-même, et non pas la vie humaine s'efforçant d'arriver à Dieu.
Le secret de l'âme chrétienne, c'est que sa vie naturelle devient surnaturelle
par la grâce de Dieu. Et cela non seulement dans sa communion avec Dieu, mais
dans tous les détails de sa vie quotidienne. Quand s'élève autour de nous un
tumulte discordant, nous sommes surpris de découvrir que nous sommes rendus
capables de conserver tout notre sang-froid et toute notre sérénité.
L'union inconditionnelle avec Jésus
Il te manque une chose : va! vends ce que tu as pour le donner aux pauvres... reviens ensuite et suis-moi. Marc 10, v. 21.
Le jeune homme riche avait faim et soif de perfection. En voyant devant lui Jésus-Christ, il voulait lui ressembler. Notre Seigneur, quand il appelle à lui un disciple, ne lui propose pas en première ligne la sainteté à réaliser en lui-même. Il lui demande de renoncer à tout droit sur lui-même et de s'unir à son Maître sans aucune réserve, d'une manière tout à fait exclusive. Quand Jésus dit : "Celui qui vient à moi et ne hait pas son père et sa mère.., et même sa propre vie, il ne peut être mon disciple", cela n'a rien à voir avec notre salut ou notre sanctification, mais cela se rapporte uniquement à notre union inconditionnelle avec Jésus. Bien peu d'entre nous savent s'abandonner entièrement à Jésus.
"Jésus fixa son regard sur lui et l'aima." Le regard de Jésus détache notre coeur de tout autre attachement. Jésus vous a-t-il jamais regardé ? Le regard de Jésus transperce et transforme. Sur tous les points où vous êtes "sensible à Dieu", c'est que Jésus vous a regardé. Sur tous les points où vous êtes rancunier, égoïste, persuadé que c'est toujours vous qui avez raison, c'est que Jésus ne vous a pas regardé.
"Il te manque une chose..." La chose essentielle, l'unique chose nécessaire, aux yeux de Jésus, c'est l'union avec lui.
"Vends tout ce que tu as..." il me faut renoncer à tout ce que j'ai, me dépouiller de tout, non pas certes pour faire mon salut (car c'est la foi absolue en Jésus-Christ qui peut seule me sauver), mais pour être à même de suivre Jésus. "Viens alors, et suis-moi." Jésus marchait vers la croix.
samedi 14 septembre 2013
Comment nous corrompons notre foi !
J'ai bien peur que... vos pensées ne se corrompent, et qu'elles ne perdent leur simplicité à l'égard du Christ. Paul aux Corinthiens, II, 11, v. 3.
La simplicité de notre pensée, c'est le don de voir les choses clairement. L'enfant de Dieu ne peut pas au début comprendre tout clairement, mais, s'il sait obéir à Dieu, il voit distinctement quelle est Sa volonté. Quand vous êtes en présence de quelque difficulté d'ordre spirituel, ne cherchez pas à raisonner, cherchez seulement à obéir. Dans les questions d'ordre intellectuel, un effort de réflexion peut vous éclairer. Mais dans les questions d'ordre spirituel, plus vous raisonnez, et plus le brouillard devient épais. Sur le point où Dieu vous dit d'obéir, obéissez sans hésitation, soumettez vos pensées à l'esclavage du Christ, et tout s'éclairera pour vous. Une fois que vous en serez là, vous pourrez user de votre raison. Mais dans le domaine spirituel, nous voyons la vérité comme des enfants, en toute simplicité, sans aucun raisonnement. Et quand nous voulons raisonner à tout prix, nous ne voyons plus rien du tout. "Je te bénis, ô Père, toi qui as caché ces choses aux sages et aux intelligents et qui les as révélées aux enfants."
La plus petite désobéissance au Saint-Esprit nous obscurcit l'âme, et plus nous y réfléchirons, moins nous y verrons clair. Cette obscurité-là ne se dissipe que par l'obéissance. Dès que nous obéissons, la lumière surgit. C'est bien humiliant pour nous, puisque cela prouve que la cause de l'obscurité est en nous. Quand le Saint-Esprit domine entièrement notre âme, nous apercevons clairement la volonté de Dieu et notre foi retrouve toute sa simplicité.
mercredi 4 septembre 2013
Tout ce que Dieu me donne, je dois le répandre en son honneur
Ils apportèrent cette eau à David; mais il refusa d'en boire et il la répandit en l'honneur de l'Eternel. 2 Samuel 23, v. 16.
A cette eau précieuse, tirée du puits de Bethléem, vous pouvez comparer
tous ces précieux dons de Dieu : l'amour, l'amitié, les bénédictions
spirituelles. Est-ce que vous vous en emparez, au péril de votre âme,
pour vous en assouvir égoïstement ? Alors il ne vous est plus possible
de les répandre devant Dieu. Vous ne pouvez plus offrir à Dieu, comme
une sainte offrande, ce que vous vous réservez pour votre propre
satisfaction. Le bienfait de Dieu, ainsi réservé, vous empoisonnera. Il
vous faut le sacrifier, le répandre, en faire ce qui, pour le bon sens,
est un absurde gaspillage.
De
quelle façon puis-je répandre devant le Seigneur l'amour humain ou la
grâce divine ? Par la manière même dont je les considère. Il y a
certains bienfaits qui nous viennent des autres et que nous n'oserions
pas accepter si nous ne connaissions pas Dieu, parce que nul pouvoir
humain n'est capable de les rendre. Mais il me suffit de dire : "C'est
trop beau pour moi, c'est trop beau pour une créature humaine, je veux
le répandre devant le Seigneur." Et tout cela se répand autour de moi
comme des fleuves d'eau vive. Tant que je n'ai pas fait à Dieu cette
offrande, je risque de faire du mal à ceux que j'aime comme à moi-même,
parce que tout cela se transforme en convoitises. Il y a des convoitises
même dans les plus nobles aspirations. L'amour lui-même doit être
transfiguré, et répandu devant le Seigneur.
Ne gardez pas pour vous les bienfaits du Seigneur.
Sommes-nous à Lui ?
Ils étaient à Toi; Tu me les as donnés. Jean 17, v. 6.
Le chrétien est quelqu'un en qui, par l'action du Saint-Esprit, s'accomplit cette parole : "Vous n'êtes pas à vous-mêmes." Pour pouvoir dire de tout son coeur : "Je ne suis plus à moi-même", il faut avoir atteint un niveau élevé dans la vie spirituelle. Dans le tourbillon où nous sommes appelés à vivre aujourd'hui, nous n'avons qu'une manière de nous en tirer, c'est de faire régner sur nous un autre que nous, qui est Jésus-Christ. Tout ce que le Saint-Esprit me révèle de Jésus, c'est pour que je sois uni à Lui d'une façon toujours plus parfaite et non pas pour qu'on puisse m'exposer dans une vitrine comme un mannequin. Notre Seigneur n'a jamais envoyé ses disciples en mission à cause de ce qu'il avait fait pour eux. Ce n'est qu'après la résurrection, quand les disciples, par l'action du Saint-Esprit, eurent enfin saisi la vraie nature de Jésus-Christ, qu'Il peut leur dire : "Allez maintenant!"
"Quiconque vient à moi et ne hait pas... père, mère, ....sa propre vie, il ne peut être mon disciple." Jésus ne dit pas : "il ne peut être honnête et bon"; il veut dire : "il ne peut être un homme sur lequel je puisse mettre cet écriteau : il est à Moi." Chacune des affections que Jésus indique peut faire concurrence à mon attachement pour Lui. Je puis préférer à Jésus ma mère, ou ma femme, ou ma propre vie. "En ce cas, dit Jésus, tu ne peux pas être mon disciple. Tu peux encore être sauvé, mais tu ne peux pas être à Moi."
Notre Seigneur fait de chacun de ses disciples son bien, un prolongement de son être. "Vous serez mes témoins." Il ne s'agit pas de faire quoi que ce soit pour Jésus, mais d'être tel qu'on lui donne de la joie. Le vrai chrétien est celui qui appartient à Jésus, et à travers lequel Jésus peut agir.
Soyez à Lui totalement.
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