mardi 8 avril 2014

En présence de l'agonie de Jésus



Jésus et ses disciples entrèrent dans une propriété appelée Gethsémani... Il prit avec lui Pierre, et les deux fils de Zébédée... Il leur dit : "Restez là, et veillez avec moi." Matthieu 26, vv. 36-38.

L'agonie de Jésus à Gethsémani est pour nous un abîme insondable, mais nous pouvons cependant en dire ceci : c'est l'agonie de l'Homme-Dieu, en présence du péché. Personnellement, nous ne pouvons rien savoir des souffrances de Gethsémani, pas plus que du Calvaire. C'est là quelque chose d'unique au monde, mais qui nous ouvre, à nous pécheurs, les portes de la Vie.

Ce qui accablait Jésus dans le jardin de Gethsémani, ce n'était pas la mort sur la croix. Il avait déclaré solennellement qu'il était venu sur la terre pour mourir. A Gethsémani, ce qui l'accablait, c'était la crainte de ne pas pouvoir aller jusqu'au bout, en tant que Fils de l'homme. En tant que Fils de Dieu, Satan n'avait aucune prise sur lui. Mais l'effort de Satan, c'était d'isoler Jésus de l'humanité, et alors Il n'aurait plus été notre Sauveur. Après le récit de la tentation, nous lisons : "Alors le diable s'éloigna de lui, jusqu'à une autre occasion." A Gethsémani, nous assistons au dernier assaut de Satan contre Jésus, Fils de l'homme. Et Jésus est Vainqueur.

L'agonie de Gethsémani est l'agonie du Fils de Dieu pour accomplir sa mission de Sauveur du monde. Le voile s'est écarté un moment, pour nous laisser entrevoir ce qu'Il lui a coûté de nous mettre en mesure de devenir fils de Dieu. C'est à cause de son agonie que notre salut est une chose si simple. La croix du Christ est le triomphe du Fils de l'homme. C'est le symbole de la victoire de notre Seigneur sur Lui-même, pour le Salut de l'humanité.

Pourquoi nous ne comprenons pas



Il leur intima l'ordre de ne raconter à personne ce dont ils venaient d'être témoins, jusqu'à ce que le Fils de l'homme fût ressuscité des morts. Marc 9, v. 9.

Ne dites rien tant que le Fils de l'homme n'est pas ressuscité en vous, tant que Sa vie ne vous a pas pénétré, pour vous faire comprendre ce que Jésus enseignait durant qu'il était sur la terre. Quand notre vie intérieure est devenue ce qu'elle doit être, vous êtes tout surpris de voir combien chaque parole de Jésus est devenue claire pour vous. C'est que vous n'étiez pas capable jusque-là de la saisir.

On ne peut pas dire que notre Seigneur veuille nous rien cacher : c'est nous qui ne pouvons pas encore saisir ce qu'il voudrait nous dire, "Que d'enseignements j'aurais encore à vous faire entendre! mais vous n'êtes pas encore de force à les supporter." Pour comprendre certaines choses, il nous faut la communion intime avec le Christ ressuscité. Cette communion, la possédons-nous ? Le signe qu'elle existe en nous, c'est que les paroles de Jésus nous sont devenues claires. Dieu ne peut rien nous révéler si Son Esprit n'est pas en nous. Quand nous sommes trop sûrs que telle chose doit arriver, nous barrons la route à l'Esprit de Dieu. Il en est de même quand nous nous attachons à telle ou telle doctrine. Pour sortir de l'obscurité, il faut livrer notre esprit à Jésus ressuscité, pour que Sa vie pénètre en nous.

"... de ne raconter à personne..." Combien veulent tout de suite raconter ce qu'ils ont vu sur la montagne de la transfiguration! Leur vie malheureusement ne corrobore pas leur témoignage, car le Fils de l'homme n'est pas encore ressuscité en eux. L'est-il en vous ? L'est-il en moi ?

La vie de Jésus ressuscité



Ne fallait-il pas que le Christ souffrît et qu'il entrât ainsi dans sa gloire ? Luc 24, v. 26.

La croix de notre Seigneur est le portique par lequel il entre dans sa véritable vie. A partir de sa résurrection, il possède le pouvoir de me communiquer sa vie. Quand je nais de nouveau, quand je nais d'en haut, le Seigneur ressuscité me communique sa propre vie.

Le rôle dont Dieu l'a chargé, c'est de "conduire de nombreux fils à la gloire". C'est grâce à l'accomplissement de Sa mission que Jésus a le pouvoir de faire de nous des fils et des filles de Dieu. Sans doute, nous ne pouvons prétendre à être, à l'égard de Dieu, sur le même pied que Son Fils Lui-même. Mais, grâce au Fils, nous devenons quand même, nous aussi, fils de Dieu. Quand notre Seigneur ressuscita des morts, ce fut pour vivre d'une vie absolument nouvelle, qu'il ne possédait pas avant son incarnation. Et nous de même, grâce à sa résurrection, nous vivons de Sa vie nouvelle, tout autre que notre ancienne vie. Un jour "Il transformera notre corps de misère en un corps pareil à son corps de gloire", mais nous pouvons dès maintenant vivre par lui d'une vie nouvelle, et "connaître toute la puissance de Sa résurrection".

"Père, l'heure est venue : glorifie ton Fils.., selon l'autorité que tu lui as donnée sur toute chair, afin qu'à tous ceux que tu lui as donnés, il donne la vie éternelle." Le Saint-Esprit n'est pas autre chose que cette vie éternelle que Jésus nous donne. C'est Dieu réalisant dans notre vie individuelle les effets de la Rédemption. Rendons grâce à Dieu pour cette réalité glorieuse et splendide : le Saint-Esprit peut créer en nous une vie semblable à celle de Jésus, si seulement nous acceptons de Lui obéir.

L'ai-je vu ?



Ensuite Jésus apparut sous une autre forme, à deux d'entre eux... Marc 16, v. 12.

Ce n'est pas la même chose de voir Jésus que d'être sauvé. Il y a bien des gens qui participent à la grâce de Dieu et qui n'ont jamais vu Jésus. Mais il suffit d'avoir vu Jésus une seule fois pour n'être plus le même qu'avant, pour que l'attrait du monde ne soit plus ce qu'il était pour nous.

Ne confondez jamais ce que Jésus a fait pour vous avec la vision directe de Jésus lui-même. Si vous ne connaissez que ses bienfaits à votre égard, vous ne saisissez Dieu que d'une façon restreinte. Mais si vous avez eu la vision directe de Jésus, rien ne pourra plus vous ébranler; comme Moïse, vous tiendrez ferme, "en homme qui voit Celui qui est invisible". L'aveugle-né ne savait pas qui était Jésus, jusqu'à ce que Jésus se soit révélé à lui. Jésus apparaît à ceux qui ont reçu quelque chose de Lui. Mais ce n'est pas à nous de décider à quel moment Il viendra. Tout à coup nous dirons "Maintenant je Le vois!"

La vision de Jésus est chose toute personnelle. Je ne puis pas la transmettre à mon prochain. Entre celui qui l'a et celui qui ne l'a pas, cela crée un fossé. Mais je puis demander à Dieu qu'Il la donne à celui pour qui j'intercède. Car on ne peut pas l'avoir pour soi, et ne pas la souhaiter pour les autres. "Eux aussi vinrent l'annoncer aux autres disciples, qui ne les crurent pas davantage." Mais il faut l'annoncer, même si on ne vous croit pas.

"Si je pouvais trouver les mots qu'il faut, vous le croiriez certainement! Si je savais seulement dire ce que j'ai vu! Comment puis-je le dire, comment le comprendriez-vous, jusqu'à ce qu'Il vous amène où Il m'a moi-même amené."

DE LA BIBLE

mercredi 2 avril 2014

Si tu avais su!


Oh! Si tu avais su reconnaître toi aussi, au moins en ce jour, ce qui aurait pu t'assurer la paix! Mais tout cela maintenant est caché à tes yeux. Luc 19, v. 42.
Jésus était entré en triomphe à Jérusalem; la ville avait été secouée jusqu'en ses fondements. Mais elle cachait dans ses flancs un sanctuaire étrange : l'orgueil et la suffisance des Pharisiens; et ce n'était qu'un sépulcre blanchi.
Qu'est-ce donc qui m'aveugle, moi aussi, en ce jour ? Quelle est la secrète idole qui occupe mon coeur ? Bien des fois Dieu a voulu la renverser, mais j'ai tenu bon, obstinément. L'idole est toujours là. Je ne sais pas reconnaître ce qui pourrait m'assurer la paix. C'est une terrible chose d'être en présence du salut, et que nous rejetions l'Esprit de Dieu, et que nous aggravions notre culpabilité.
"Si tu avais su!" Oh! le dernier appel de Dieu! Oh! les pleurs de Jésus! Dieu nous rend responsables parce que nous n'avons pas su reconnaître le salut qu'il nous offrait. Et pourquoi ? parce que nous avons maintenu en nous l'idole. Ce qui aurait pu être et qui n'a pas été : tristesse infinie. Dieu n'ouvre jamais les portes que nous avons fermées. Il en ouvre d'autres, mais Il nous rappelle qu'il y a en nous des portes fermées par notre faute, des obstacles, des souillures qui n'auraient jamais dû y être. Que ce rappel ne nous effraie pas. Le souvenir de nos manquements est un instrument dont Dieu se sert pour nous corriger, pour nous avertir, pour nous redresser. "Ce qui aurait pu être" devient entre Ses mains le germe fécond de ce qui sera. Dieu nous cultive.


La vision glorieuse



Le Seigneur m'a envoyé... pour que tu recouvres la vue. Actes 9, v. 17.

Quand Paul recouvra la vue, il reçut en même temps la vision intérieure du Christ crucifié, qui domina désormais toute sa vie et toute sa prédication. "Je résolus de ne rien savoir parmi vous que Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié." Il refusait de concentrer sa pensée sur autre chose que sur la vision du Sauveur.

Cette vision, toujours présente à nos yeux, doit nous permettre de rester tout à fait irréprochables, à l'image de notre Maître. Ce qui caractérise le mieux le croyant fidèle, c'est la façon dont il saisit et comprend pour lui-même la vision du Christ, et dont il fait saisir et comprendre aux autres les desseins de Dieu à leur égard. Toute sa vie, toute sa pensée, tout son coeur sont concentrés sur Jésus-Christ. Toutes les fois que vous voyez cela dans une âme, vous n'avez pas à vous tromper : elle est selon le coeur de Dieu.

Ne permettez jamais à rien de vous détourner de la vision de Jésus-Christ. C'est la pierre de touche de votre foi. Quand votre foi décline, c'est que les autres choses vous absorbent graduellement.

"Depuis que mes yeux ont regardé Jésus, Tout le reste a pour moi disparu. Il n'y a plus rien devant moi, Rien que Jésus sur la croix."

mardi 1 avril 2014

L'insensibilité à l'égard des autres


En nous, l'Esprit intercède pour nous... Jésus lui-même intercède pour nous. Romains 8, vv. 26-34.
Si l'Esprit Saint, si Jésus lui-même intercède pour nous, comment pourrions-nous ne pas suivre un pareil exemple ? Avons-nous le coeur assez sensible à l'égard de nos frères pour que, dociles à l'Esprit, nous accomplissions en leur faveur notre devoir d'intercession ? Considérons ce qui nous préoccupe : nos familles, nos affaires, notre patrie, la crise présente. Est-ce que tout cela nous absorbe et nous paralyse ? Est-ce que tout cela nous chasse hors de la présence de Dieu et ne nous laisse pas de temps pour le prier ? Alors faisons halte, et rétablissons sans tarder nos relations avec Dieu, et par suite avec les autres. C'est au moyen de notre intercession que Dieu veut faire des miracles.
Prenez bien garde de ne pas courir beaucoup plus vite que la volonté de Dieu à votre égard. Nous laissons Dieu en arrière dans l'ardeur de notre zèle, nous nous précipitons dans mille besognes diverses, et nous n'avons plus le temps de prier ni d'intercéder. Quand l'épreuve viendra, elle nous trouvera désemparés, insensibles à l'égard de Dieu, acculés au désespoir. Dieu sans cesse nous met en présence de gens pour qui nous n'éprouvons aucune sympathie. Si l'Esprit de Dieu n'est pas en nous, que faisons-nous ? Nous leur assénons un texte comme un coup de massue, nous leur administrons vivement une parole de Dieu, et nous leur tournons le dos. Un chrétien sans amour, comme le Seigneur doit en souffrir!
Savons-nous intercéder, comme l'Esprit, comme Jésus ?