jeudi 8 janvier 2015
La puissance de Dieu dans la faiblesse humaine
Tu ne peux pas maintenant me suivre où je vais, mais tu me suivras plus tard. Jean 13, v. 36.
Nous lisons plus loin (Jean 21, v. 19) : "Après avoir ainsi parlé, Jésus lui dit: "suis-moi". Trois ans auparavant, Jésus avait déjà dit à Pierre "suis-moi!" et Pierre avait suivi sans peine, séduit par Jésus, mais sans le secours du Saint-Esprit. Il aboutit au reniement, et son coeur se brisa. C'est alors qu'il reçut le Saint-Esprit, et Jésus lui dit à nouveau: "suis-moi!" Jésus seul était devant lui. Le premier "suis-moi" n'avait rien de mystique et Pierre suivit Jésus sur le chemin; le deuxième le conduira jusqu'au martyre (Jean 21, v. 18).
Entre ces deux appels, Pierre a renié Jésus avec des imprécations, et il s'est effondré avec sa suffisance. Il ne lui reste plus rien de sa confiance en lui-même. Il est prêt à recevoir le Saint-Esprit de la part du Seigneur ressuscité (Jean 20, v. 22).
Quels que soient les changements que Dieu ait opérés en vous, ne vous appuyez sur personne, sinon sur le Seigneur Jésus-Christ, et sur le Saint-Esprit qu'Il donne.
Tous nos efforts, toutes nos bonnes résolutions, aboutissent au reniement, parce que nous n'avons pas de puissance pour les réaliser. Mais quand nous sommes effondrés, réellement vidés de nous-mêmes, nous pouvons recevoir le Saint-Esprit : "Recevez le Saint-Esprit". Laissez-vous envahir par lui, et il n'y aura dans votre vie qu'un vainqueur, le Seigneur Jésus-Christ.
Adoration
Abram... dressa sa tente, ayant Béthel à l'occident et Aï à l'orient : il bâtit là son autel à l'Eternel, et l'invoqua. Genèse 12, v. 8.
Adorer Dieu, c'est lui redonner tout ce qu'il nous a donné de meilleur. Chaque fois que Dieu vous accorde un bienfait, rendez-le lui comme un témoignage de votre amour. Prenez votre temps, recueillez-vous devant Dieu et, par un acte d'adoration, redonnez-lui ce qu'il vous a donné. Si au contraire vous le mettiez de côté pour votre usage personnel, cela moisirait en vous, comme la manne que les Israélites mettaient en réserve. Les trésors spirituels que Dieu vous donne, il ne veut pas que vous les gardiez pour vous-même, il faut que vous les lui rendiez pour que d'autres en profitent.
Béthel est le symbole de la communion avec Dieu; Aï le symbole du monde. Abram dresse sa tente entre les deux. Notre activité pour Dieu dans le monde n'a de valeur que par notre intime communion avec lui, dans notre for intérieur. La précipitation est toujours coupable, le temps ne manque jamais pour adorer Dieu. Vouloir s'isoler du monde pour rester seul avec Dieu, cela n'est pas sans danger. Il nous faut dresser notre tente de manière à pouvoir toujours nous recueillir devant Dieu, quelque tintamarre que mène le monde. Il est faux de concevoir comme trois étapes distinctes l'adoration, l'attente et l'action. Certains chrétiens sautent, comme des grenouilles, de l'adoration à l'attente, puis de l'attente à l'action. Dieu ne l'entend pas ainsi : les trois doivent marcher ensemble, comme dans la vie de Jésus. Jamais il ne se hâtait, jamais il ne restait sans rien faire. C'est une discipline à conquérir, qui ne s'acquiert pas en un jour.
L'intimité avec Jésus
Il y a si longtemps que je suis avec vous, Philippe, et tu ne me connais pas! Jean 14, v. 9.
Ce n'est pas une réprimande, pas même l'expression d'un étonnement : Jésus fait l'éducation de Philippe. L'intimité avec Jésus est la plus longue à conquérir. Avant la Pentecôte, Jésus, pour ses disciples, était Celui grâce auquel ils pouvaient vaincre les démons et réveiller les âmes endormies (Luc 10, vv. 18 à 20). Ils avaient déjà avec lui une intimité précieuse, mais il y en avait une autre, bien plus profonde, qui devait venir : "Je vous ai appelés mes amis." La véritable amitié est rare sur la terre. Elle implique l'union parfaite, dans la pensée, dans le coeur, dans l'esprit. La vie tout entière est une discipline qui doit nous permettre de réaliser cette union intime avec Jésus-Christ. Nous recevons ses bienfaits, nous connaissons Sa Parole, mais Lui, le connaissons-nous?
"Il est avantageux pour vous que je m'en aille." Jésus veut dire qu'il pourra mieux les faire pénétrer dans son intimité. Jésus se réjouit quand un de ses disciples s'applique à conquérir son amitié. C'est grâce à elle seule que nous pouvons porter du fruit (Jean 15).
Une fois parvenus à cette intimité, il n'y a plus pour nous de solitude. Notre coeur sait toujours où trouver de la sympathie. Nous avons toujours de quoi parler aux autres, sans user d'aucun artifice. Celui qui possède l'intimité de Jésus ne laissera jamais d'autre impression de lui-même, sinon que Jésus est là, sans rien qui lui fasse obstacle; car Jésus a satisfait toutes les profondeurs de son âme. Une telle vie, c'est l'équilibre puissant, c'est la merveilleuse sérénité que notre Seigneur communique à ses intimes.
Mon sacrifice est-il vivant ?
Abraham bâtit l'autel.., et lia Isaac, son fils, sur l'autel. Genèse 22, v. 9.
Le sacrifice d'Isaac est le symbole de l'erreur où nous tombons en nous imaginant que Dieu réclame de nous le sacrifice qui aboutit à la mort. Dieu nous demande le sacrifice de nous-mêmes à travers la mort, qui nous rend capables, comme Jésus l'a fait, de sacrifier nos vies. Il ne faut pas dire : "Je suis prêt à marcher à la mort avec Toi." Mais bien : "Je suis prêt à m'unir à Ta mort rédemptrice, pour pouvoir ainsi offrir ma vie à Dieu." Nous nous imaginons que Dieu nous demande de renoncer à une foule de choses. Dieu a voulu débarrasser Abraham de cette erreur; la discipline que Dieu nous impose dans notre vie quotidienne nous en délivre à notre tour. Dieu ne nous dit jamais de renoncer à quoi que ce soit, pour le plaisir d'y renoncer. Quand il nous ordonne de renoncer à quelque chose, c'est pour acquérir la seule chose qu'il vaille la peine de posséder, la communion avec Lui. Il s'agit avant tout de briser les liens qui font obstacle à cette vie. Une fois ces liens brisés, par l'union de notre âme à la mort de Jésus, notre communion avec Dieu devient assez intime pour pouvoir vraiment lui offrir notre vie en vivant sacrifice.
A quoi servirait-il que vous donniez à Dieu votre vie, si ce n'était que pour mourir ? Ce qu'il réclame de vous, c'est votre personne même, offerte en sacrifice vivant; c'est qu'il puisse disposer de toutes vos capacités, de toutes vos énergies, rachetées et sanctifiées par le sacrifice de Jésus. Cela seul est agréable à Dieu.
En nous l'Esprit intercède pour nous, par des soupirs que nul langage ne peut exprimer
Que votre esprit tout entier, votre âme, votre corps, tout votre être, soit conservé irréprochable. I Thessaloniciens 5, v. 23.
"Votre esprit tout entier." La grande action mystique du Saint-Esprit se fait dans les régions obscures de notre personnalité, où nous ne pouvons atteindre. Le psaume 139 peut se résumer ainsi : "Tu es le Dieu de l'aurore, et le Dieu de la nuit; le Dieu des sommets, le Dieu des abîmes. Mais mon âme, ô Dieu, a des horizons plus lointains que l'aurore, des ténèbres plus épaisses que la nuit, des sommets plus hauts qu'aucune montagne, des abîmes plus profonds qu'aucun océan. Dieu de toute la nature, sois mon Dieu. Ce qui est en moi me dépasse en tout sens : mes mobiles, mes impulsions, mes rêves m'échappent, O mon Dieu, sonde-moi".
Avons-nous compris que Dieu peut garder pure notre imagination bien au-delà de notre pensée consciente ? "Le sang de Jésus-Christ nous purifie de tout péché." S'il ne s'agissait là que de notre pensée claire et distincte, nous serions bien à plaindre. Le péché rend notre pensée obtuse; aussi n'en avons-nous pas conscience. La purification de notre âme doit atteindre ses plus lointaines régions, si nous voulons demeurer dans la lumière, comme Dieu est dans la lumière. Alors le même Esprit dont la force animait Jésus nourrira notre esprit. C'est quand Dieu met en nous ce gardien formidable, l'Esprit de sainteté, c'est seulement alors qu'en nous l'esprit, l'âme et le corps, sont conservés irréprochables - sans que Dieu puisse réprouver - jusqu'à la venue de Jésus lui-même.
Ces grandes vérités, qui nous viennent de Dieu, savons-nous y faire attention ?
lundi 5 janvier 2015
Déserteur ou disciple ?
Dès lors,
plusieurs de ses disciples se retirèrent, et ils n'allaient plus avec lui. Jean
6, v. 66.
Supposons
que Dieu, par son Esprit ou une parole de l'Ecriture, vous révèle ce qu'il
attend de vous et que vous perceviez cet appel. Si par la suite vous désertez,
vous serez dominé par d'autres manières de voir situées aux antipodes de la
pensée du Seigneur. Peut-être dites-vous en pensant à quelqu'un : "Si avec
de telles idées il prospère, pourquoi ne serais-je pas comme lui ?" Votre
devoir est de marcher à la lumière de la Révélation que Dieu vous a donnée.
Vous n'avez pas à vous comparer aux autres, ni surtout à les juger, car c'est
leur affaire et celle de Dieu. Quand vous vous apercevez qu'une manière de voir
qui vous est chère est en désaccord avec la vision céleste, et que vous hésitez
entre les deux, vous voyez se développer en vous certaines tendances - le
sentiment de vos droits et de votre valeur personnelle - choses dont
Jésus-Christ n'a rien à faire. Il a toujours considéré cela comme la racine de
l'inimitié contre lui. "La vie d'un homme ne dépend pas de ses biens,
fût-il dans l'abondance." Si nous ne comprenons pas cela, c'est que nous
n'avons pas réalisé le sens profond de l'enseignement du Seigneur.
Nous nous
plaisons à regarder en arrière, et à nous remémorer les merveilleuses expériences
que nous avons faites. Or, si vous refusez d'obéir à un seul commandement du
Nouveau Testament révélé par la lumière de Dieu vous êtes sur la mauvaise
pente; cela prouve que votre conscience n'est plus docile à la vérité. Le
moment est venu de vous décider à être un vrai disciple de Jésus-Christ, ou un
déserteur.
Dieu fait toutes choses nouvelles
Toutes mes sources sont en toi ! Psaume 87, v. 7.
Notre Seigneur ne rafistole jamais nos vertus naturelles, il renouvelle tout en nous, de l'intérieur. "Revêtez l'homme nouveau", c'est-à-dire mettez le vêtement digne de votre nouvelle vie. La vie que Dieu introduit en vous s'épanouit en vertus nouvelles, non celles d'Adam, mais celles de Jésus-Christ.
Dieu flétrira votre confiance en vos vertus naturelles, quand il vous aura sanctifié. Vous ne vous confierez plus en votre force de caractère, vous apprendrez à puiser toutes vos ressources dans la vie de Jésus-Christ ressuscité. Si vous connaissez une période de sécheresse intérieure, remerciez-en Dieu.
La disparition de la confiance que nous avions en nos vertus est le signe que Dieu besogne en nous. Nos vertus naturelles ne sont pas les promesses d'une perfection future, mais les vestiges de ce que nous aurions été sans la chute. Et pourtant nous nous cramponnons à ces débris, alors que Dieu essaie de nous faire découvrir la vie de Jésus-Christ. Il est bien triste de voir des chrétiens s'accrocher à ce qui ne leur vient pas de la grâce de Dieu, mais des hasards de l'hérédité. Dieu ne peut pas restaurer nos vertus naturelles, car elles ne sauraient réaliser à aucun degré l'idéal de Jésus-Christ. Ni l'amour naturel, ni la patience naturelle, ni la pureté naturelle ne peuvent être suffisants pour ce que Jésus exige de nous. Mais si chaque élément de notre être est en harmonie avec la vie nouvelle que Dieu a mise en nous, il créera en nous les vertus qui caractérisent le Seigneur Jésus lui-même.
Notre Seigneur ne rafistole jamais nos vertus naturelles, il renouvelle tout en nous, de l'intérieur. "Revêtez l'homme nouveau", c'est-à-dire mettez le vêtement digne de votre nouvelle vie. La vie que Dieu introduit en vous s'épanouit en vertus nouvelles, non celles d'Adam, mais celles de Jésus-Christ.
Dieu flétrira votre confiance en vos vertus naturelles, quand il vous aura sanctifié. Vous ne vous confierez plus en votre force de caractère, vous apprendrez à puiser toutes vos ressources dans la vie de Jésus-Christ ressuscité. Si vous connaissez une période de sécheresse intérieure, remerciez-en Dieu.
La disparition de la confiance que nous avions en nos vertus est le signe que Dieu besogne en nous. Nos vertus naturelles ne sont pas les promesses d'une perfection future, mais les vestiges de ce que nous aurions été sans la chute. Et pourtant nous nous cramponnons à ces débris, alors que Dieu essaie de nous faire découvrir la vie de Jésus-Christ. Il est bien triste de voir des chrétiens s'accrocher à ce qui ne leur vient pas de la grâce de Dieu, mais des hasards de l'hérédité. Dieu ne peut pas restaurer nos vertus naturelles, car elles ne sauraient réaliser à aucun degré l'idéal de Jésus-Christ. Ni l'amour naturel, ni la patience naturelle, ni la pureté naturelle ne peuvent être suffisants pour ce que Jésus exige de nous. Mais si chaque élément de notre être est en harmonie avec la vie nouvelle que Dieu a mise en nous, il créera en nous les vertus qui caractérisent le Seigneur Jésus lui-même.
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