mercredi 10 juin 2015

L'insensibilité à l'égard de Dieu




L'Eternel... s'étonne de ce que personne n'intercède. Isaïe 59, v. 16.

Pourquoi y en a-t-il tant parmi nous qui cessent de prier et deviennent insensibles à l'égard de Dieu ? C'est que nous ne prions que pour flatter notre égoïsme. Nous voulons pouvoir dire autour de nous que nous prions. Nous avons lu dans des livres que la prière est bienfaisante, qu'elle apporte la sérénité, qu'elle élève l'âme. Mais l'Eternel, comme dit Isaïe, s'étonne de nos prières.
L'adoration est inséparable de l'intercession. Intercéder pour quelqu'un, c'est le considérer comme Jésus-Christ le considère. Trop souvent, au lieu d'adorer Dieu, nous cherchons à comprendre comment notre prière peut être efficace. A ce moment, nous ne prions pas. Nous devenons raisonneurs et insensibles. Nous lançons à Dieu nos requêtes et nous exigeons qu'Il les exauce. Insensibles à l'égard de Dieu, nous devenons insensibles à l'égard des autres.
Est-ce que, dans notre prière, nous nous efforçons d'entrer en contact direct avec la pensée de Dieu au sujet de ceux pour lesquels nous le prions ? Ou bien sommes-nous raisonneurs et insensibles ? "Mais, direz-vous, qui est-ce qui intercède comme il faudrait le faire ?" Alors donnez vous-même l'exemple d'un enfant de Dieu qui sait prier son Père, en toute humilité, en véritable adoration, en toute pureté. Mettez-vous à intercéder comme il le faut : c'est un véritable labeur, un labeur épuisant, mais un labeur où vous ne courez aucun danger, spirituellement parlant. Même en prêchant l'Evangile, vous pouvez tomber dans un piège. Dans l'intercession, jamais.

L'hypocrisie spirituelle



Si quelqu'un voit son frère commettre un péché qui ne va pas à la mort, qu'il prie, et Dieu donnera la vie à ce frère. I Jean 5, v. 16.

Si nous ne savons pas discerner la manière dont l'Esprit de Dieu travaille en nous, nous risquons de tomber dans l'hypocrisie spirituelle. Nous voyons chez les autres leurs manquements, et nous les jugeons de très haut, au lieu d'intercéder pour eux. Nous oublions que ce n'est pas notre intelligence, mais bien l'Esprit pénétrant du Dieu très Saint qui nous a révélé ces manquements, nous nous érigeons nous-mêmes en juges, au lieu de prier Dieu, afin qu'Il donne la vie au pécheur. Tout occupés de critiquer les autres, nous oublions d'adorer Dieu comme nous le devons, et nous devenons des hypocrites.
Une des tâches les plus délicates dont Dieu puisse nous charger, nous qui voulons Le servir, c'est cette tâche de discerner ce qui ne va pas chez les autres. Il nous révèle leurs manquements pour que nous nous chargions de leur fardeau, et que nous adoptions à leur égard la pensée même du Christ pour eux. Si nous savons intercéder en leur faveur, Dieu leur donnera la vie. Ce n'est pas certes que de nous-mêmes nous puissions atteindre à la pensée de Dieu. Mais nous pouvons ouvrir notre âme à Dieu, pour que Sa grâce puisse nous traverser et aller aux âmes qui en ont besoin.
Est-ce que Jésus peut distinguer en nous quelques traces de Ses efforts douloureux pour la naissance d'une âme ? Il faut pour cela que nous ayons résolument adopté Sa manière de voir ceux pour lesquels nous intercédons. Puissions-nous mettre dans notre intercession tout notre coeur, afin que Jésus soit vraiment content de nous!

La vision glorieuse




Le Seigneur m'a envoyé... pour que tu recouvres la vue. Actes 9, v. 17.

Quand Paul recouvra la vue, il reçut en même temps la vision intérieure du Christ crucifié, qui domina désormais toute sa vie et toute sa prédication. "Je résolus de ne rien savoir parmi vous que Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié." Il refusait de concentrer sa pensée sur autre chose que sur la vision du Sauveur.
Cette vision, toujours présente à nos yeux, doit nous permettre de rester tout à fait irréprochables, à l'image de notre Maître. Ce qui caractérise le mieux le croyant fidèle, c'est la façon dont il saisit et comprend pour lui-même la vision du Christ, et dont il fait saisir et comprendre aux autres les desseins de Dieu à leur égard. Toute sa vie, toute sa pensée, tout son cœur sont concentrés sur Jésus-Christ. Toutes les fois que vous voyez cela dans une âme, vous n'avez pas à vous tromper : elle est selon le cœur de Dieu.
Ne permettez jamais à rien de vous détourner de la vision de Jésus-Christ. C'est la pierre de touche de votre foi. Quand votre foi décline, c'est que les autres choses vous absorbent graduellement.
"Depuis que mes yeux ont regardé Jésus, Tout le reste a pour moi disparu. Il n'y a plus rien devant moi, Rien que Jésus sur la croix."

dimanche 31 mai 2015

La vie de Dieu en moi



Unis à Lui dans sa mort, nous le serons aussi dans sa résurrection. Romains 6, v. 5.

La RÉSURRECTION AVEC JÉSUS. Si j'ai vraiment été crucifié avec Jésus, cela se verra, car je lui ressemblerai. Quand l'Esprit de Jésus pénètre en moi, le contact entre Dieu et moi se rétablit. Grâce à sa résurrection, Jésus a reçu le pouvoir de me faire participer à la vie divine, mais il faut que ma vie soit calquée sur la sienne. Cette vie nouvelle du Christ ressuscité se manifestera en moi par plus de sainteté.
Telle est l'idée maîtresse de l'apôtre Paul, dans tous ses écrits : une fois la résolution prise de s'unir au Christ dans sa mort, la vie du Ressuscité nous pénètre et nous envahit de toute part. Pour participer ainsi dans notre vie terrestre, de la vie même du Fils de Dieu, il faut une parcelle de la Toute-puissance divine. Le Saint-Esprit, une fois entré en nous, ne souffre aucune limitation, il envahit tout, Il se charge de tout diriger, mon rôle est simplement de marcher dans la lumière, en lui obéissant à mesure. Une fois ma résolution prise, je suis tranquille : je sais que je suis mort au péché, parce que je sens la vie de Jésus présente en moi à tout moment. De même qu'il n'y a qu'une nature humaine, il n'y a qu'une sainteté, celle de Jésus, et c'est elle que je reçois, elle que Dieu me donne. Il met en moi la sainteté de son Fils, et je deviens une nouvelle création, entièrement transformée.

samedi 30 mai 2015

Si tu avais su!




Oh! Si tu avais su reconnaître toi aussi, au moins en ce jour, ce qui aurait pu t'assurer la paix! Mais tout cela maintenant est caché à tes yeux. Luc 19, v. 42.
Jésus était entré en triomphe à Jérusalem; la ville avait été secouée jusqu'en ses fondements. Mais elle cachait dans ses flancs un sanctuaire étrange : l'orgueil et la suffisance des Pharisiens; et ce n'était qu'un sépulcre blanchi.
Qu'est-ce donc qui m'aveugle, moi aussi, en ce jour ? Quelle est la secrète idole qui occupe mon cœur ? Bien des fois Dieu a voulu la renverser, mais j'ai tenu bon, obstinément. L'idole est toujours là. Je ne sais pas reconnaître ce qui pourrait m'assurer la paix. C'est une terrible chose d'être en présence du salut, et que nous rejetions l'Esprit de Dieu, et que nous aggravions notre culpabilité.
"Si tu avais su!" Oh! le dernier appel de Dieu! Oh! les pleurs de Jésus! Dieu nous rend responsables parce que nous n'avons pas su reconnaître le salut qu'il nous offrait. Et pourquoi ? Parce que nous avons maintenu en nous l'idole. Ce qui aurait pu être et qui n'a pas été : tristesse infinie. Dieu n'ouvre jamais les portes que nous avons fermées. Il en ouvre d'autres, mais Il nous rappelle qu'il y a en nous des portes fermées par notre faute, des obstacles, des souillures qui n'auraient jamais dû y être. Que ce rappel ne nous effraie pas. Le souvenir de nos manquements est un instrument dont Dieu se sert pour nous corriger, pour nous avertir, pour nous redresser. "Ce qui aurait pu être" devient entre Ses mains le germe fécond de ce qui sera. Dieu nous cultive.