vendredi 7 août 2015
J'ai péché
Malheur à moi! Je suis perdu! Car je suis un homme dont les lèvres sont impures. Esaïe 6, v. 5.
Quand je suis vraiment en présence de Dieu, ce n'est pas du péché en général qu'il me convainc, mais d'un péché précis. On dira facilement : "Oui, je sais que je suis pécheur...", mais en présence de Dieu, ce n'est pas cette constatation banale qui nous permet de nous en tirer. Être convaincu de péché, c'est en arriver à dire : "Je suis ceci; j'ai fait cela." Cette conviction-là est la preuve même que l'on se trouve vraiment en présence de Dieu. Ce n'est rien de vague, mais c'est d'un péché précis que l'Esprit de Dieu me convainc. C'est alors que Dieu nous révèle que toute notre nature est corrompue. Il en est toujours ainsi lorsque nous sommes face à face avec Lui.
Les saints les plus éminents ou les plus humbles, les pécheurs les plus corrompus ou les plus "honnêtes", passent par cette expérience de conviction de péché. Lorsqu'un homme se trouve au premier degré de l'échelle de l'expérience chrétienne, il peut dire : "Je ne vois pas bien quelle faute j'ai commise, mais le Saint-Esprit me la montrera d'une manière précise." Esaïe, en contemplant la sainteté de Dieu, se rendit compte qu'il était un homme aux lèvres impures; il fallait qu'il soit purifié. "Il toucha ma bouche (avec un charbon ardent) et me dit : ceci a touché tes lèvres; ton iniquité est enlevée et ton péché est expié, il faut qu'il soit consumé par le feu qui purifie."
Une chose que Dieu déconseille vivement
Ne t'irrite pas : il n'en sort que du mal. Psaume 37, v. 8.
S'irriter, c'est s'appauvrir, soit psychiquement, soit spirituellement. Il est facile de dire : "Ne t'irrite pas!", mais il est plus difficile d'être soi-même assez fort moralement, pour ne pas s'irriter. Tant que l'épreuve ne nous atteint pas, que nous ne vivons pas comme beaucoup de nos contemporains dans la déroute et l'angoisse, nous parlons aisément de "nous reposer sur le Seigneur", et d'attendre patiemment Sa délivrance. Mais quand tout cela nous atteint, pouvons-nous encore nous reposer en Dieu ? Si, dans ces cas-là, nous ne pouvons obéir à "Ne t'irrite pas", qui doit être vécu dans les jours de perplexité comme dans les jours de paix, alors nous ne le vivrons jamais. Et si ce n'est pas valable pour vous, ne vous attendez pas à ce qu'il soit valable pour quelqu'un d'autre. Le repos en Dieu ne dépend pas des circonstances extérieures, mais de notre communion avec Dieu.
Se tracasser conduit toujours au péché. Nous nous imaginons qu'une certaine dose d'anxiété et de soucis est une preuve de sagesse; mais cela révèle seulement notre lâcheté. L'irritation en face des circonstances prouve que nous tenons à choisir notre propre chemin. Notre Seigneur ne s'est jamais fait de soucis. Il n'a jamais été anxieux, car Il n'était pas venu accomplir sa propre volonté, mais celle de Dieu. Si nous sommes enfants de Dieu, nous irriter ne peut que produire du mal.
Vous entretenez peut-être la pensée que vos difficultés dépassent les possibilités de Dieu ? Mettez de côté toutes vos suppositions ridicules, et demeurez à l'ombre du Tout Puissant. Engagez-vous devant Dieu à renoncer à l'inquiétude pour cette chose qui vous tourmente. Pourquoi cette irritation, ces soucis ? Parce que nous faisons nos calculs sans tenir compte de Dieu.
Compter avec Dieu
Recommande
ton sort à l'Éternel, mets en Lui ta confiance, et Il agira. Psaume 37, v. 5.
- Ne faites
pas de projets sans Dieu!
Il semble
que Dieu se plaise à renverser les projets que nous avons formés sans le
consulter. Nous nous plaçons nous-mêmes dans des conditions que Dieu n'avait
pas choisies, et soudain nous nous apercevons que nous avions tiré nos plans
sans tenir compte de Lui. Nous ne l'avons pas laissé intervenir comme une
réalité vivante. La seule manière d'être garanti contre les soucis, c'est de
faire intervenir Dieu, dans tous nos calculs, comme le facteur dominant.
Si dans
notre vie religieuse, nous avons l'habitude de donner à Dieu la première place,
nous sommes enclins à penser que ce serait lui manquer de respect que de lui
accorder la première place dans les détails de notre vie pratique. Si nous nous
imaginons que nous devons prendre nos airs du dimanche pour nous approcher de
Dieu, nous ne viendrons jamais à Lui. Il faut nous présenter à lui tels que
nous sommes.
- Ne faites pas
non plus entrer le mal dans vos calculs.
Dieu nous
demanderait-il donc de ne tenir aucun compte du mal ? "L'amour... ne
soupçonne pas le mal." L'amour n'ignore pas l'existence du mal, mais il
n'entre pas dans ses calculs. Si nous sommes sans Dieu, alors il nous faut
compter avec la puissance du mal; il conditionne nos calculs, et tous nos
raisonnements sont construits en fonction de cette puissance.
- Ne faites
pas vos projets en vous attendant à de mauvais jours.
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On ne peut
pas être pessimiste si on se confie en Jésus-Christ. Jésus a dit : "Que
votre coeur ne se trouble pas." Dieu nous ordonne aussi de ne pas nous
faire de soucis. Ressaisissez-vous, cent fois par jour s'il le faut, jusqu'à
ce que vous ayez pris l'habitude de donner à Dieu la priorité, au centre de
tous vos projets.
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De la vision à la réalité
Le mirage se changera en étang et la terre desséchée en sources d'eaux. Esaïe 35. v. 7.
Avant qu'une chose se réalise, nous en avons la vision. Mais lorsque nous constatons que cette vision, bien qu'elle soit authentique, ne se réalise pas, Satan profite de ce moment favorable pour nous tenter; et nous en arrivons à dire que ce n'est pas la peine de continuer. Au lieu de voir s'accomplir la vision, nous traversons la vallée de l'humiliation.
Dieu nous donne d'abord une vision, puis il nous fait descendre dans la vallée, pour nous marteler jusqu'à ce que la vision ait pris forme en nous. C'est dans cette vallée que tant d'entre nous faiblissent et perdent pied. Chaque vision se réalisera un jour, si nous avons la patience d'attendre. Sachons bien que Dieu a le temps. Il ne se presse jamais. Nous sommes, nous, au contraire, terriblement pressés et impatients. Éclairés par la splendeur de la vision reçue, nous nous mettons en marche, mais la vision n'est pas encore devenue réalité en nous. Il faut donc que Dieu nous conduise dans la vallée et nous fasse passer par le feu et par l'eau, pour nous façonner jusqu'à ce que nous soyons prêts à recevoir ce qu'il voulait nous donner. Dès l'instant où nous avons eu la vision, Dieu a commencé à travailler pour former en nous son idéal; mais sans cesse nous échappons de ses mains et essayons de nous façonner nous-mêmes à notre façon.
La vision que Dieu nous accorde n'est pas un rêve, mais une révélation de ce que Dieu veut que nous soyons. Laissez-le vous mettre sur son tour, comme le potier, et vous façonner à sa guise, et il est certain qu'il vous rendra conforme à la vision qu'il vous a donnée. Pendant qu'il travaille, ne perdez pas patience.
Volonté et loyauté
Choisissez
aujourd'hui qui vous voulez servir. Josué 24, v. 15.
La volonté
de l'homme est la résultante de toutes ses énergies. Je ne puis cesser de
vouloir; je dois exercer ma volonté. Pour obéir à Dieu, il me faut vouloir;
pour recevoir l'Esprit de Dieu, il me faut vouloir. Lorsque Dieu nous révèle
une vérité, ce n'est pas sa volonté qui est mise en question, c'est la nôtre.
Le Seigneur nous a souvent mis, chacun de nous, en face de grandes décisions à
prendre. Dans une telle situation il est bon de nous rappeler comment nous
avons réagi lors de notre conversion, lors de notre première rencontre avec
Jésus, ou lorsque telle ou telle vérité nous a été révélée. Il nous paraissait
alors facile de nous abandonner à son autorité. Remémorons-nous ces moments
lumineux, maintenant que l'Esprit de Dieu nous met en présence de nouvelles
révélations.
"Choisissez
aujourd'hui qui vous voulez servir." Il s'agit d'un choix délibéré et non
d'une décision vers laquelle vous glisseriez sans effort. C'est un choix capital
dont tout le reste dépend, une décision à prendre, entre vous et Dieu. Ne
consultez ni la chair, ni le sang. Chaque nouveau choix qui vous est proposé
entraîne autour de vous des défections et votre foi est mise à l'épreuve. Dieu
vous permet de tenir compte de l'opinion des chrétiens qui vous entourent, mais
cependant vous constatez que les autres ne vous comprennent pas. Ce n'est pas à
vous de discerner où Dieu vous mène; la seule chose que Dieu vous révèle, c'est
Lui-même.
Dites-Lui :
"Je veux t'être fidèle." Dès que vous avez choisi la fidélité à
Jésus-Christ, Dieu vous prend à témoin. Ne consultez pas d'autres chrétiens,
mais déclarez solennellement : "Je veux Te servir." Ayez la volonté
d'être fidèle et croyez que d'autres peuvent l'être, eux aussi.
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