jeudi 1 octobre 2015
Le chrétien et la souffrance
Ainsi, que ceux qui souffrent selon la volonté de Dieu remettent leurs âmes au fidèle Créateur, en faisant ce qui est bien. 1 Pierre 4, v. 19.
Rechercher la souffrance est répréhensible, mais choisir la volonté de Dieu, même si elle implique la souffrance, est tout autre chose. Aucun chrétien normal ne recherche la souffrance pour elle-même; comme Jésus, il recherche la volonté de Dieu, dut-il en souffrir. Un chrétien ne doit jamais s'immiscer dans la vie d'un autre chrétien, pour interrompre la discipline de la souffrance.
Un chrétien qui fortifiera les autres chrétiens, et les affermira, réjouit le Seigneur. Ceux qui nous font du bien ne sont pas ceux qui s'apitoient sur nous; ceux-là, au contraire, gênent notre marche, car en nous plaignant ils affaiblissent notre énergie. Un chrétien ne peut comprendre un autre chrétien que s'il se tient tout près du Sauveur. Si nous laissons un frère nous témoigner de la sympathie, aussitôt nous pensons : "Dieu me traite durement." C'est pourquoi Jésus a dit que la pitié de soi vient du diable (Matthieu 16, v. 23). Ne calomnions pas Dieu; il est facile de le faire car Dieu ne se défend pas, ne se venge jamais. Ne vous imaginez pas que Jésus éprouvait le besoin qu'on s'apitoie sur lui pendant sa vie terrestre. Il refusait la sympathie des hommes, car il savait trop bien, dans sa sagesse, que personne sur la terre ne pouvait comprendre son coeur. Il ne cherchait de sympathie qu'auprès de son Père et des anges du ciel (Luc 15, v.10).
Remarquez que Dieu semble parfois "gaspiller" ses serviteurs. Au point de vue humain, il les place à des endroits où ils semblent inutiles. Nous disons : "Dieu me veut ici parce que je suis tellement utile!" Mais Dieu place ses serviteurs là où ils pourront Le glorifier; et nous n'avons pas à en juger nous-mêmes : Il sait ce qu'il fait.
La prière que Dieu écoute
Père, je te
rends grâce de ce que tu m'as exaucé ! Jean 11, v. 41.
Quand le
Fils de Dieu prie, sa pensée ne fait qu'un avec celle de son Père. Dieu entend
toujours les prières de son Fils, et, si son Fils est vivant en moi, le Père
exaucera aussi les miennes. Je dois veiller à ce que le Fils de Dieu puisse se
manifester dans mon corps mortel. "Votre corps est le temple du
Saint-Esprit", la "Bethléem" où naît le Fils de Dieu. Le
Seigneur peut-il vraiment faire en moi ce qu'Il désire ? L'absolue simplicité
de la vie du Fils de Dieu peut-elle se manifester comme pendant sa vie
terrestre ? Quand je suis confronté aux difficultés de la vie, puis-je
m'appuyer sur la prière du Fils éternel parlant à son Père ? "En ce jour-là,
vous demanderez en mon Nom...", dit Jésus. De quel jour s'agit-il ? Du
jour où le Saint-Esprit est venu en moi et m'a fait réellement un avec mon
Seigneur .
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Le
Seigneur Jésus-Christ peut-il être parfaitement satisfait de votre vie, ou
paradez-vous votre spiritualité ? Que dans votre vie spirituelle, ce qu'on
appelle "le bon sens" ne mette jamais le Fils de Dieu à l'écart. Le
bon sens est un don de Dieu qui fait partie de la nature humaine, mais ce
n'est pas le don de son Fils. Jésus nous donne une intuition surnaturelle. Ne
faites pas une idole de votre bon sens. Il ne vous permettra jamais de
comprendre le Père. Vos facultés naturelles sont incapables de connaître et
d'adorer Dieu, tant qu'elles n'ont pas été transfigurées par la Présence du
Fils de Dieu. Notre corps mortel doit être tenu à tout instant dans une
parfaite soumission à Jésus, afin qu'Il puisse agir à travers nous.
Sommes-nous soumis à Jésus-Christ pour que "Sa Vie se manifeste dans
notre chair mortelle" ?
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Prier pour honorer le Père
Le saint enfant qui naÎtra de toi sera appelé Fils de Dieu. Luc 1, v. 35.
Comme Jésus naquit de la vierge Marie, il doit naître en chacun de nous, pour manifester en nous sa sainte innocence, sa simplicité et sa communion avec le Père. C'est Dieu qui fait naître en moi son Fils. Etant devenu enfant de Dieu, j'ai le droit de regarder mon Père en face. Je réponds toujours aux objections de mon propre bon sens : "Pourquoi voulez-vous me détourner de ce privilège ? Ne savez-vous pas que je dois m'occuper des affaires de mon Père ?" Quelles que soient les circonstances, le saint, l'innocent, l'éternel Enfant divin doit rester en communion avec son Père.
Ai-je assez de simplicité pour m'identifier ainsi avec le Seigneur ? Poursuit-il en moi son oeuvre merveilleuse ? Dieu peut-il voir son Fils formé en moi ? Tout autour de nous, dans notre monde d'aujourd'hui, une clameur s'élève : "A mort le Fils de Dieu!" Il n'y a plus de place pour lui, plus aucune possibilité de tranquille communion avec le Père.
Le Fils de Dieu prie-t-il en moi, ou bien est-ce moi qui prétends Le diriger ? Peut-il accomplir son ministère en moi comme il le faisait aux jours de sa vie terrestre ? Les souffrances du Fils de Dieu qui est en moi, atteignent-elles le but qu'il avait en vue ? Plus on connaît la vie intime des chrétiens, plus on se rend compte de ce que Dieu attend de nous : "Compléter ce qui manque aux souffrances de Christ."
La prière dans la Maison du Père
Ne
saviez-vous pas que je dois être dans la Maison de mon Père ? Luc 2, v. 49.
L'enfance du
Seigneur ne fut pas un "âge mûr" prématuré; elle est un état éternel.
Suis-je un enfant de Dieu, innocent et saint, comme mon Seigneur et Sauveur ?
Est-ce que je me considère comme vivant dans la maison du Père ? Est-ce que le
Fils de Dieu vit en moi, comme dans la maison de son Père ?
Dieu est la
réalité permanente, et chaque moment de la vie m'apporte ses ordres. Suis-je
toujours en contact avec la réalité divine, ou bien est-ce que je prie
seulement quand les choses vont mal ? J'ai à m'identifier au Seigneur dans une
sainte communion, une communion dont plusieurs n'ont aucune idée. "Je dois
m'occuper des affaires de mon Père" - vivre, maintenant, dans Sa Maison.
Appliquez
cet enseignement à vos circonstances personnelles. Votre vie est-elle un reflet
de la vie du Seigneur, au point que vous soyez simplement un enfant de Dieu,
parlant librement et continuellement à son Père, et convaincu que tout ce qui
vous arrive vient de Lui ? Le Fils éternel habite-t-il en vous comme dans la
Maison du Père ? Sa grâce rayonne-t-elle à travers vous, sur votre famille, sur
votre travail, sur votre entourage ? Avez-vous été surpris par les
circonstances que vous traversez ? Ne vous en inquiétez pas, cela fait partie
de l'oeuvre que le Fils de Dieu veut faire en vous, pour votre sanctification.
Laissez-le faire, restez seulement en communion parfaite avec Lui.
La Vie de
votre Seigneur doit devenir votre vie; il faut qu'Il vive et agisse en vous
comme Il agissait et vivait au milieu des hommes.
La croix et la prière
En ce Jour-là, vous demanderez en mon nom. Jean 16, v. 26.
Nous avons beaucoup trop l'habitude de considérer la croix comme une épreuve dont nous devons triompher : mais nous ne pouvons en triompher que si nous l'acceptons. La croix ne signifie pour nous qu'une seule chose : l'identification totale et absolue avec le Seigneur Jésus-Christ. Cette union se réalise avant tout dans la prière.
"Votre père sait de quoi vous avez besoin, avant que vous le lui demandiez." Alors, pourquoi demander ? C'est que la prière ne doit pas avoir pour but d'obtenir de Dieu des exaucements; la prière est la parfaite et complète communion avec Lui. Si nous prions pour être exaucés, nous risquons de nous irriter contre Dieu. Il nous répond toujours, mais pas toujours comme nous l'attendons, et nos moments d'irritation "spirituelle" prouvent que nous refusons d'être unis à Lui dans la prière. Nous ne sommes pas appelés à démontrer que Dieu exauce la prière, mais à être de vivants témoins de la grâce de Dieu.
"Je ne vous dis pas que je prierai le Père pour vous, car le Père lui-même vous aime". Etes-vous parvenu à un tel degré d'intimité avec Dieu que votre vie de prière ne fait qu'un avec celle de Jésus ? En "ce jour-là", Sa Vie sera devenue votre vie.
Quand il vous semble que Dieu ne répond pas à votre prière, n'essayez pas d'en accuser quelqu'un d'autre que vous. C'est là un piège de Satan. Vous découvrirez qu'il y a une raison, et ce sera une profonde leçon pour vous, et non pour qui que ce soit d'autre.
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