vendredi 29 avril 2016
L'Esprit de Dieu nous rend capables d'effort
Lève-toi d'entre les morts ! Ephésiens 5, v. 14.
Tout effort que nous entreprenons n'est pas l'effet de l'Esprit de Dieu. Quelqu'un peut nous dire : "Hardi ! prends au collet ta répugnance, jette-la par-dessus bord et vas-y !" C'est l'effort humain que nous connaissons bien. Mais quand l'Esprit de Dieu nous souffle à l'oreille : "Hardi !" alors c'est l'effort inspiré, c'est la victoire.
Chacun de nous, quand il est jeune, a mille projets merveilleux, des visions d'avenir qui le ravissent. Mais un jour vient, tôt ou tard, où chacun de ces projets nous paraît irréalisable. La force nous manque, et nous nous résignons à considérer tout ce que nous avions vu briller devant nous comme mort et enterré. Il faut que Dieu lui-même vienne nous dire : "Lève-toi d'entre les morts !"
Quand l'Esprit souffle sur nous, c'est une puissance miraculeuse, irrésistible : nous nous levons d'entre les morts, et l'impossible devient possible. Ce qui est frappant dans cette inspiration dynamique, c'est que, de notre part, il faut un effort initial pour que Dieu nous donne la puissance d'agir. Dieu ne nous donne pas d'emblée la vie qui surmonte tous les obstacles. C'est à mesure que nous surmontons nous-mêmes un obstacle que Dieu nous donne la vie. Quand Dieu se révèle à nous, et nous dit : "Lève-toi d'entre les morts", il faut d'abord que nous nous levions, de nous-mêmes; Dieu ne le fait pas pour nous. Jésus dit à l'homme dont la main était paralysée : "Etends ta main", et tout de suite elle fut guérie. Dès que nous avons fait le premier effort, Dieu nous donne Sa force, en abondance.
Suis-je le gardien de mon frère ?
Aucun de nous ne vit pour lui-même. Romains 14, v. 7.
La pensée vous est-elle jamais venue que vous portez devant Dieu la responsabilité d'autres âmes que la vôtre ? Par exemple, chaque fois que je m'éloigne de Dieu dans ma vie personnelle, tous en souffrent autour de moi. Nous sommes liés les uns aux autres. "Quand un membre souffre, tous les membres souffrent avec lui." Quand vous vous laissez aller à l'égoïsme, à la négligence, au désordre, à l'indifférence, à l'endurcissement spirituel, tout votre entourage en pâtit. "Mais, direz-vous, c'est la perfection que vous réclamez ! qui peut réaliser un tel idéal ?" Je réponds : "Dieu seul; de Lui viendra toute notre puissance."
"Vous serez mes témoins." Qui de nous est prêt à dépenser pour Jésus-Christ tout ce qu'il possède d'énergie nerveuse, d'énergie morale, d'énergie spirituelle ? Il faut cela pourtant pour être son témoin. Cela ne se fait pas d'un seul coup : soyez patients envers vous-même. Pourquoi Dieu nous a-t-il placés sur la terre ? Pour être sauvés et sanctifiés ? Non, mais pour besogner à sa besogne. Suis-je prêt à être, à son service, le pain rompu, le vin répandu ? à tout perdre, à tous les points de vue, sauf un seul : que j'amène comme je le pourrai des âmes à servir à leur tour Jésus-Christ. Ma vie, en tant qu'elle est au service de Dieu, c'est la seule façon que j'aie de dire à Dieu : "Merci!" pour le salut incomparable qu'Il m'a donné. Rappelez-vous que n'importe qui d'entre nous peut très bien être mis de côté, comme une pièce fausse ("...de peur qu'après avoir prêché aux autres, dit Paul, je ne sois moi-même rejeté").
Apprendre à écouter Dieu
Ce que je vous dis dans l'ombre, redites-le en plein jour; ce qui vous est dit à l'oreille, publiez-le du haut des toits. Matthieu 10, v. 27.
Il arrive que Dieu nous fait passer par l'épreuve de l'ombre, pour nous apprendre à l'écouter. C'est dans l'obscurité qu'on élève les oiseaux chanteurs. Dieu nous met parfois à l'ombre de sa main pour faire notre éducation. "Ce que je vous dis dans l'ombre..." Une fois dans les téhèbres, restez là où Dieu vous a mis, et ne dites plus rien, attendez en silence. Si vous vous mettiez à parler, vous feriez fausse route. Quand on est dans l'obscurité, c'est le moment d'écouter. Ne parlez pas aux autres de ce qui vous arrive, ne cherchez pas des explications dans des livres. Ecoutez seulement ce que Dieu veut vous faire entendre.
Vous recevrez de sa part un précieux message que vous pourrez donner à d'autres, quand vous serez de nouveau dans la lumière.
Après chaque période de ténèbres vient en nous de la joie mêlée d'humiliation. (Si c'était de la joie sans mélange, il serait fort douteux que nous ayons entendu la voix de Dieu.) Notre joie vient de ce que Dieu nous parle. Notre humiliation est terrible : "Comme il a fallu longtemps pour que j'entende la voix de Dieu, pour que je comprenne ce qu'il avait à me dire ! Que de jours, que de semaines où Dieu me parlait pour rien !" Il vous accorde maintenant le don précieux de l'humiliation. Votre coeur s'attendrira. Désormais vous écouterez Dieu.
Ecouter de toute son âme
Parle, ton serviteur écoute. I Samuel 3, v. 10.
Je puis avoir une fois écouté Dieu ponctuellement : cela n'implique pas que je sache toujours l'écouter. Par la dureté de mon coeur et la paresse de mon esprit, il est manifeste que je n'ai pour lui ni amour ni respect. D'un ami qu'on aime vraiment, on devine les moindres désirs. Or, Jésus n'a-t-il pas dit :
"Vous êtes mes amis" ?
Ai-je désobéi ces jours-ci à un commandement de mon Sauveur ? Sans doute, je ne l'ai pas fait consciemment. Mais la plupart d'entre nous ont si peu de respect pour Dieu que nous n'entendons même pas ce qu'Il nous dit.
C'est comme s'il ne disait rien.
Ma vie spirituelle doit devenir une union si intime avec Jésus-Christ que j'entende toujours la voix de Dieu, et que je sache que Dieu entend la mienne (Jean 11, vv. 41-42). Uni à Jésus-Christ, j'écoute et j'entends Dieu de toute mon âme, à chaque instant de ma vie. Il me parle par une fleur, par un arbre, par un de ses serviteurs. Ce qui m'empêche de l'entendre, c'est que j'ai l'esprit occupé par autre chose. Ce n'est pas que je sois résolu à ne pas l'entendre, c'est que mon âme s'attache là où il ne faudrait pas, à ce qui m'environne, à mon activité, à mes convictions : et Dieu a beau parler, je ne l'entends pas. L'âme de l'enfant est toute unie : "Parle, Seigneur, ton serviteur écoute." Il faut arriver à écouter Dieu de la sorte, toujours, et de toute son âme, sans quoi l'on est absorbé par mille soucis et intentions, et l'on est sourd à la voix de Dieu. L'ai-je entendue aujourd'hui ?
Votre espérance en Dieu est-elle sur le point de s'évanouir ?
Tu garderas dans une paix parfaite celui qui appuie sa pensée sur Toi; car il se confie en Toi. Isaie 26, v. 3.
Votre pensée s'appuie-t-elle sur Dieu ? ou est-elle en train de périr d'inanition, ce qui aboutit fatalement, chez un chrétien, à la banqueroute ? Si votre pensée ne s'est jamais attachée à Dieu, commencez tout de suite. N'attendez pas que Dieu vienne vous chercher; mais détournez vos regards de vos idoles, et regardez à Dieu, pour être sauvé. Notre pensée, notre imagination, c'est le plus grand don que Dieu nous ait fait; c'est à Lui par conséquent que nous devons la consacrer. Si vous avez su faire prisonnière chacune de vos pensées, pour qu'elle obéisse au Christ, cela sera pour votre foi une garantie de premier ordre quand l'épreuve sera là, parce que votre foi et l'Esprit de Dieu seront à l'unisson. Apprenez à n'avoir que des pensées dignes de Dieu devant tous les grands phénomènes de la nature, et votre imagination, au lieu d'être l'esclave de vos impulsions charnelles, sera toujours au service de Dieu.
"Nous avons péché comme nos pères... et nous avons oublié." Alors plantez un stylet à l'endroit où vous vous êtes endormi. - "Dieu, dites-vous, ne me parle pas en ce moment." C'est votre faute. Rappelez-vous que vous appartenez à Dieu. Pensez à tout ce qu'il a déjà fait pour vous, et votre amour pour Lui grandira sans mesure. Votre imagination ne sera plus stérile, mais agile et féconde, et votre espérance deviendra éblouissante.
Vous sentez-vous épuisé spirituellement ?
Le Dieu d'éternité... ne se lasse pas, il ne se fatigue point. Isaïe 40, v. 28.
L'épuisement vient quand nos forces vitales sont à bout.
L'épuisement spirituel n'est jamais la conséquence du péché, mais du travail que nous faisons pour Dieu. Pour échapper à l'épuisement, il faut savoir où puiser la force. Si Dieu vous demande d'être le pain rompu et le vin répandu, cela veut dire que vous avez à être vous-même la nourriture des autres, jusqu'à ce qu'ils apprennent à la trouver en Dieu. II vous faut bien compter qu'ils vous épuiseront jusqu'au fond. Appliquez-vous à vous ravitailler à mesure, ou vous succomberez bientôt.
Nous devons à Dieu de nous donner aux autres, qui sont Ses enfants, aussi complètement qu'à Lui-même.
Est-ce que par la manière dont vous servez Dieu vous vous êtes laissé aller jusqu'à l'épuisement ? S'il en est ainsi, passez en revue tous vos mobiles d'action. Qu'est-ce qui vous a poussé à travailler pour Dieu ? Est-ce votre inclination personnelle, ou bien vous êtes-vous fondé sur la Rédemption accomplie par Jésus-Christ ? Ne vous lassez pas de surveiller les sources de votre activité, et n'oubliez pas où se trouve la seule source authentique. Vous n'avez pas le droit de dire à Dieu : "Oh! Seigneur, je me sens tellement épuisé!" Il vous a sauvé, il vous a consacré, il vous a sanctifié pour pouvoir vous épuiser. Laissez-vous épuiser pour le service de Dieu, mais rappelez-vous que tout vous vient de Lui. "Toutes mes sources de Vie, en Toi je les trouverai."
Inscription à :
Articles (Atom)