jeudi 3 novembre 2016
Triompher en Christ
Grâces soient rendues à Dieu, qui nous fait toujours triompher en Christ ! 2 Corinthiens 2, v. 14.
Dans notre travail pour Dieu, nous ne devons pas nous contenter de faire le mieux possible, mais nous devons viser toujours plus haut. Veillez à garder fermement l'idéal divin. Jour après jour, heure après heure, notre effort doit être continu, incessant. Aucun pouvoir humain ne doit nous en détourner.
Ce qu'il ne nous faut jamais perdre de vue, c'est que nous n'existons que pour être les captifs du Christ, dans son char de triomphe. Nous ne sommes pas destinés à figurer dans une exposition de chefs-d'oeuvre; nous devons seulement montrer aux hommes que nous sommes à tous les points de vue des captifs de Jésus-Christ. Ne disons pas : "Me voilà seul à combattre pour Jésus-Christ", ou : "Je dois soutenir la cause de Jésus et défendre cette forteresse pour lui." Paul dit : "Je fais partie du cortège du vainqueur, et quelles que soient les difficultés, je triomphe toujours en Lui." Est-ce que cette pensée se traduit dans notre vie quotidienne ?
La joie profonde de Paul venait de ce que Dieu l'avait saisi, lui, le persécuteur sanguinaire, l'ennemi de Jésus-Christ, et fait de lui son prisonnier pour toute la vie. En dehors de cela rien, ni dans le ciel, ni sur la terre, ne lui semblait digne d'intérêt. Un chrétien devrait avoir honte de parler des victoires qu'il a remportées. Il n'y a qu'un Vainqueur et nous lui appartenons si complètement que nous participons continuellement à Sa victoire : c'est par Lui que nous sommes plus que vainqueurs.
Nous sommes, pour Dieu, "la bonne odeur de Christ". Etant enveloppés de ce parfum, nous pourrons être, partout où nous irons, agréables à notre Dieu.
Qu'est-ce qu'un chrétien envoyé ?
Comme mon Père m'a envoyé, moi aussi je vous envoie. Jean 20, v. 21.
Un chrétien envoyé, c'est un envoyé de Jésus-Christ, comme Jésus fut envoyé de Dieu. Ce qui importe avant tout, ce ne sont pas les besoins des hommes, mais l'ordre de Jésus. Si nous travaillons pour Dieu, la source de notre inspiration est derrière nous, et non devant nous. De nos jours, on a tendance à chercher l'inspiration dans l'avenir, à faire des plans de conquête et à tout faire cadrer avec notre conception du succès. Selon le Nouveau Testament, le Seigneur Jésus inspire ses disciples; leur rôle est de lui être fidèles, de réaliser Ses desseins.
Nous attacher à Jésus-Christ, voir les choses de son point de vue à Lui, voilà ce qui est capital. Le grand danger, dans le travail du chrétien envoyé, c'est de négliger l'appel de Dieu pour ne plus voir que les besoins des gens, jusqu'à ce qu'une sympathie tout humaine nous fasse oublier entièrement que nous sommes les envoyés de Jésus-Christ. Les besoins sont si vastes, les situations si compliquées, que nous ne savons où donner de la tête. Nous oublions que le but essentiel de toute entreprise du chrétien envoyé, ce n'est ni d'élever le niveau de vie des gens, ni de les éduquer, ni de pourvoir à leurs besoins matériels, mais tout simplement d'obéir au commandement de Jésus : "Allez, et enseignez toutes les nations."
La méthode du chrétien envoyé
Allez, faites de toutes les nations des disciples. Matthieu 28, v. 19.
Jésus n'a pas dit : "Allez sauver des âmes !" Car le salut n'est accompli que par Dieu. - Il a dit : "Allez, faites de toutes les nations des disciples", et pour cela il faut être disciple soi-même. Lorsque les disciples revinrent de leur première tournée, ils étaient remplis de joie parce que les démons leur étaient soumis, mais Jésus leur dit : "Ne vous réjouissez pas d'avoir eu du succès dans votre service; le grand secret de la joie, c'est la communion avec Moi." Le chrétien envoyé doit avant tout rester fidèle à l'appel qu'il a reçu de Dieu, et n'avoir d'autre but que d'amener des hommes et des femmes à devenir disciples de Jésus. Il y a une passion des âmes qui ne vient pas de Dieu, mais du désir de convertir les gens à nos idées.
Ce qui peut compromettre le ministère du chrétien envoyé, ce n'est pas que les gens refusent le salut, que les rétrogrades soient difficiles à ramener, ce n'est pas qu'il se heurte à l'indifférence générale, mais bien que sa propre communion avec Jésus-Christ se relâche. "Croyez-vous que je puisse faire cela ?" Jésus nous pose cette question pénétrante. Nous la retrouvons devant chacune de nos difficultés.
La justification par la foi
Si lorsque nous étions ennemis, nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de son Fils, à combien plus forte raison, étant réconciliés, serons-nous sauvés par Sa Vie ! Romains 5, v. 10.
Je ne suis pas sauvé par ma propre foi; mais c'est par la foi que je me rends compte que je suis sauvé. Ce n'est pas ma métamorphose qui me sauve, mais elle est un signe : je me rends compte de ce que Dieu a fait pour moi en Jésus-Christ. Nous risquons de prendre l'effet pour la cause, et de dire : "C'est mon obéissance, ma consécration, qui me rendent agréable à Dieu." Non ! Jamais !
Ce qui me réconcilie avec Dieu c'est avant tout la mort de Jésus. Lorsque je me tourne vers Dieu et que, par la foi, j'accepte ce que Dieu me révèle, le miracle prodigieux de l'Expiation de Jésus-Christ rétablit aussitôt l'harmonie avec Dieu. Je suis justifié, non parce que je regrette mon péché, ni parce que je me repens, mais à cause de l'oeuvre accomplie par Jésus. En un éclair l'Esprit de Dieu m'en donne la conviction lumineuse et sans comprendre comment, je sais que je suis sauvé.
Le salut de Dieu ne repose pas sur les raisonnements de la logique humaine, mais sur la mort de Jésus qui s'est offert en sacrifice. Grâce à l'Expiation de notre Seigneur, nous naissons d'en-haut. Les pécheurs peuvent être transformés en nouvelles créatures non par leur métamorphose ou leur foi, mais par l'oeuvre merveilleuse accomplie par Dieu en Jésus-Christ. Dieu lui-même garantit ma justification et ma sanctification. Nous n'avons pas à y travailler nous-mêmes, elles ont été accomplies par l'Expiation. Le surnaturel devient naturel par l'intervention miraculeuse de Dieu; alors ce que Jésus-Christ a déjà accompli devient réalité pour nous : "Tout est accompli".
Autorité et indépendance
Si vous m'aimez, gardez mes commandements. Jean 14, v. 15.
Notre Seigneur ne nous contraint jamais à l'obéissance. Il nous dit très catégoriquement ce que nous avons à faire, mais ensuite il nous laisse libres. Notre obéissance doit résulter de notre communion avec lui. C'est pourquoi, lorsque le Seigneur nous invite à être ses disciples, il y met toujours un "Si". - "Si quelqu'un veut être mon disciple, qu'il renonce à lui-même." Le Seigneur ne nous propose pas de nous assurer une "bonne situation" dans l'éternité, mais de nous utiliser en nous gardant sous sa dépendance, c'est pourquoi ses paroles nous semblent si sévères (voir Luc 14, v. 26) : "Si quelqu'un vient à moi, et s'il ne hait pas son père..." Mais attention, n'interprétez jamais ces paroles en les séparant de Celui qui les a prononcées.
Le Seigneur ne me donne pas de règles, mais il me propose très clairement un idéal de vie. Si j'ai pour lui un véritable amour, je ferai ce qu'il me dit sans aucune hésitation. Si j'hésite, c'est parce qu'il y a quelqu'un que j'aime plus que lui, et ce quelqu'un, c'est moi-même. Jésus-Christ ne m'obligera pas à lui obéir, il faut que je le fasse de moi-même, et en le faisant, j'accomplirai ma véritable destinée spirituelle. Mes journées peuvent être remplies d'une quantité de petits incidents négligeables et médiocres. Mais si j'obéis à Jésus-christ dans ces circonstances qui paraissent survenir par hasard, elles deviendront comme des trous d'épingles par lesquels Dieu m'apparaîtra. Et un jour, je découvrirai que, par mon obéissance, beaucoup d'âmes ont été bénies. La Rédemption qui amène à l'obéissance est toujours créatrice de salut. A travers mon obéissance le Dieu Tout-Puissant lui-même, agit.
Esclave de Jésus
J'ai été crucifié avec Christ, et si je vis, ce n'est plus moi qui vis, c'est Christ qui vit en moi. Galates 2, v. 20.
Ces mots impliquent un renoncement délibéré à mon indépendance, et ma soumission à la seigneurie de Jésus-Christ. Dieu peut me mettre trois cent soixante-cinq fois par an devant cette nécessité, mais il ne peut faire à ma place ce que j'ai à faire. Il faut que la dure coque de mon égoïsme qui me sépare de Dieu se brise, pour que ma personnalité s'en échappe et vienne s'unir dans une communion parfaite avec Dieu lui-même. Cela non pour réaliser mes propres idées, mais pour être fidèle à Jésus. Quand j'en suis là, tout devient clair. Bien peu d'entre nous connaissent vraiment la fidélité absolue à Christ : "A cause de moi" (Matt 5, v. 11) - c'est cette attitude-là qui fait le saint authentique.
Cet abandon est-il accompli ? Tout le reste n'est que pieuse fraude. Le seul point décisif est celui-ci : Est-ce que j'accepte de m'abandonner, d'être soumis sans réserve à Jésus-Christ, sans poser de conditions sur la manière dont mon esprit d'indépendance sera brisé ? Dès lors se produit l'union surnaturelle avec Christ, et le Saint-Esprit m'en donne une claire confirmation : "J'ai été crucifié avec Christ". Pour être un véritable disciple, je dois en venir là : renoncer à tous mes droits, et devenir l'esclave de Jésus-Christ. Sans cet abandon, ma sanctification ne peut pas commencer.
Il faut que Dieu puisse nous utiliser à son gré. Ce n'est pas à nous de décider ce que nous devons faire, c'est à Dieu seul.
Inscription à :
Articles (Atom)