mardi 27 janvier 2015
Les yeux qui s'ouvrent
pour leur ouvrir les yeux... afin qu'ils reçoivent... Actes 26, v. 18.
Je ne connais aucun verset dans tout le Nouveau Testament qui résume en un raccourci plus grandiose ce que doit être le message d'un disciple de Jésus-Christ.
L'oeuvre souveraine de la grâce divine, c'est d'abord ceci : "Afin qu'ils puissent recevoir le pardon de leurs péchés." Quand un homme n'arrive pas à la véritable vie chrétienne, c'est presque toujours qu'il n'a jamais rien reçu dans ce domaine. Un homme n'est jamais sauvé que s'il a reçu directement quelque chose de Jésus-Christ. Notre fonction à nous, les ouvriers de Dieu, c'est d'ouvrir les yeux des gens, pour qu'ils se tournent des ténèbres vers la lumière. Mais ce n'est pas encore là le salut complet. C'est seulement la conversion, l'effort de l'âme qui se réveille. Je ne crois pas exagérer en disant que la majorité des chrétiens de nom sont comme cela. Leurs yeux se sont ouverts, mais ils n'ont rien reçu. La conversion - on l'oublie trop aujourd'hui - n'est pas la régénération. Quand un homme est vraiment né d'en haut, il sait bien que cela ne vient pas de lui, mais que c'est un don qu'il a reçu de la main du Tout-Puissant. Les gens prennent des engagements, signent des promesses, sont décidés à tenir jusqu'au bout, mais rien de tout cela ne peut les sauver. Le salut suppose que nous sommes en mesure de recevoir directement de Dieu, grâce à Jésus-Christ, le pardon de nos péchés.
Après cela vient l'autre oeuvre souveraine de la grâce divine : "L'héritage promis à ceux que Dieu lui-même a sanctifiés." Grâce à la sanctification l'âme régénérée abandonne à Jésus-Christ tous ses droits sur elle-même, et ne s'intéresse plus qu'aux desseins de Dieu en faveur des hommes.
lundi 26 janvier 2015
Savez-vous ce que c'est d'être seul avec Dieu ?
Ses
disciples une fois seuls, il leur expliquait tout. Marc 4, v. 34.
SEULS AVEC
JESUS ! Jésus ne peut pas toujours nous prendre à part et nous expliquer ce que
nous ne comprenons pas : il est forcé de tenir compte de ce que nous pouvons
comprendre à un moment donné. Les vies des autres sont pour nous des paraboles,
grâce auxquelles Dieu nous fait déchiffrer peu à peu le contenu de nos propres
âmes. C'est un long travail : Dieu a besoin de toute l'éternité pour façonner à
sa guise un homme ou une femme. Notre rôle à nous est simplement de permettre à
Dieu de nous conduire à travers tous les replis tortueux de notre personnalité.
Notre ignorance de nous-mêmes est fantastique. Nous ne voyons pas ce qui crève
les yeux, notre jalousie, notre paresse, notre orgueil. Jésus nous révèle le
triste contenu de notre triste personne, tout ce qu'elle recelait en elle avant
que Sa grâce ait commencé d'agir en nous. Qui sont ceux qui ont appris à se
regarder avec courage ?
Il faut nous
débarrasser de l'idée, du préjugé tenace, que nous nous comprenons nous-mêmes.
Dieu seul nous comprend. Cette suffisance instinctive est le ver rongeur de
notre vie spirituelle. Pour peu que nous ayons pu entrevoir ce que nous sommes
aux yeux de Dieu, nous ne parlerons plus jamais de notre grande indignité,
parce que nous savons qu'elle existe, et qu'elle est inexprimable. Tant que
nous ne sommes pas convaincus de notre indignité, Dieu pèsera sur nous pour
nous arracher à nous-mêmes. Tant que persiste notre suffisance, Jésus ne peut
rien nous expliquer. Il lui faut frapper à mort notre orgueil, mettre à nu nos
attachements coupables. Il faut, pour que Dieu nous parle, la solitude du
dépouillement.
Savez-vous ce que c'est d'être seul avec Dieu ?
Lorsqu'il fut seul.., ils l'interrogèrent... Marc 4, v. 10.
JESUS SEUL AVEC NOUS ! Quand Dieu nous a fait enfin atteindre la solitude, grâce à l'affliction, au désespoir, à l'épreuve, à la maladie, par la rupture d'une vieille amitié ou la formation d'une amitié nouvelle - quand enfin nous sommes seuls, absolument seuls, brisés et confondus, alors il commence à nous expliquer ce qu'il faut que nous sachions. Considérez la manière dont Jésus faisait l'éducation des Douze. Ils lui posaient bien plus de questions que la foule. Ils le pressaient de questions, et lui ne se lassait pas de leur répondre. Mais ils n'ont vraiment compris qu'après avoir reçu le Saint-Esprit. (Jean 14, 26.)
Si vous marchez avec Dieu, la seule chose qui vous apparaît clairement, la seule chose dont Dieu veut que vous la voyiez clairement, c'est la manière dont il s'y prend pour conduire votre âme. Quant aux tristesses, quant aux perplexités de votre prochain, tout cela n'est pour vous que pénombre et mystère. Nous nous imaginons que nous savons où est tel ou tel de nos frères, jusqu'à ce que Dieu nous administre, comme une noire potion, la vision de notre propre pourriture. Il y a en nous d'épaisses couches d'obstination et d'ignorance que le Saint-Esprit peut seul nous révéler, et il ne peut le faire tant que Jésus ne nous a pas là, devant lui, seul à seul. Regardez bien : êtes-vous parvenu à cette solitude, ou bien votre esprit est-il sans cesse occupé de mille futilités encombrantes, relatives à votre santé, à votre extérieur, à vos petites activités, soi-disant au service de Dieu ? Jésus ne peut rien nous expliquer, tant que nous n'avons pas fait taire tout ce tintamarre, tant qu'il n'est pas seul avec nous.
L'appel de Dieu
Qui enverrai-je, et qui marchera pour nous ? - Me voici, répondis-je, envoie-moi. Isaïe 6, v. 8.
Dieu n'adressa pas d'appel direct à Isaïe. Isaïe entendit seulement Dieu demandant : "Qui enverrai-je ?" L'appel de Dieu n'est pas seulement pour quelques-uns, il s'adresse à tous. Si mes oreilles sont ce qu'elles doivent être, j'entendrai l'appel de Dieu. "Beaucoup sont appelés, peu sont élus." Cela veut dire simplement que parmi les appelés, peu écoutent de manière à être élus. Les élus sont ceux qui, entrés en contact avec Dieu par Jésus-Christ, ont changé leur attitude, et dont les oreilles, débouchées, perçoivent "le murmure doux et subtil" répétant sans cesse : "Qui marchera pour nous ?"
Il ne s'agit pas d'un appel direct à un individu, à qui Dieu disait : "Toi, il te faut aller !" Dieu n'a pas du tout contraint Isaïe. Isaïe se tenait devant Dieu, il entendit l'appel, et il se rendit compte qu'il n'avait qu'un seul parti à prendre, une seule réponse à faire : "Me voici, envoie-moi." Débarrassez-vous de l'idée que Dieu viendra vous chercher, avec des injonctions ou des requêtes. Quand notre Seigneur appela ses disciples, il n'exerça sur eux nulle contrainte. Son appel, à la fois ardent et serein : "Suis-moi", s'adressait à des hommes en possession de tout leur sang-froid. Si nous permettons à l'Esprit de Dieu de nous amener devant Dieu, face à face, nous entendrons, comme Isaïe, le murmure doux et subtil, et librement, sans crainte, nous dirons : "Me voici, envoie-moi."
Avons-nous été réduits à rien ?
Nous avons été ensevelis avec Lui.., afin que... nous aussi nous puissions vivre d'une vie nouvelle, et marcher en avant. Romains 6, v. 4.
Il est impossible d'entrer dans la voie de la sanctification totale sans que notre moi, notre "vieil homme" soit dûment enseveli. Tant que nous n'avons pas été réduits à rien, la sanctification n'est qu'un rêve. Il nous faut mourir, d'une mort où l'on ressuscite, pour vivre de la vie de Jésus, de la vie que rien ne peut détruire; de la vie où l'on est un avec Dieu, où l'on a un seul but : être témoin de Dieu.
En êtes-vous là réellement, et non pas seulement en imagination ? Pour être enseveli, il ne s'agit pas de se monter la tête, il s'agit de cesser de vivre par nous-même. Acceptez-vous ce que Dieu vous demande, de cesser d'être un "bon chrétien" ? Nous louvoyons autour du cimetière, mais nous refusons d'y entrer. Pourtant ce qu'il nous faut, c'est être baptisés, c'est-à-dire plongés dans la mort du Christ.
Encore une fois, en êtes-vous là ? Ou bien, à l'égard de la vie de votre âme, continuerez-vous à jouer la comédie ? Pouvez-vous dire, en regardant en arrière, pouvez-vous dire, avec une très douce, très apaisante, avec une immense reconnaissance : "Tel jour, je suis mort à moi-même et j'ai fait ma paix avec Dieu" ? Si vous ne l'avez pas fait encore, ne voulez-vous pas le faire aujourd'hui ? Cela dépend uniquement de vous
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