jeudi 12 février 2015
Ecouter de toute son âme
Parle, ton serviteur écoute. I Samuel 3, v. 10.
Je puis avoir une fois écouté Dieu ponctuellement : cela n'implique pas que je sache toujours l'écouter. Par la dureté de mon coeur et la paresse de mon esprit, il est manifeste que je n'ai pour lui ni amour ni respect. D'un ami qu'on aime vraiment, on devine les moindres désirs. Or, Jésus n'a-t-il pas dit :
"Vous êtes mes amis" ?
Ai-je désobéi ces jours-ci à un commandement de mon Sauveur ? Sans doute, je ne l'ai pas fait consciemment. Mais la plupart d'entre nous ont si peu de respect pour Dieu que nous n'entendons même pas ce qu'Il nous dit.
C'est comme s'il ne disait rien.
Ma vie spirituelle doit devenir une union si intime avec Jésus-Christ que j'entende toujours la voix de Dieu, et que je sache que Dieu entend la mienne (Jean 11, vv. 41-42). Uni à Jésus-Christ, j'écoute et j'entends Dieu de toute mon âme, à chaque instant de ma vie. Il me parle par une fleur, par un arbre, par un de ses serviteurs. Ce qui m'empêche de l'entendre, c'est que j'ai l'esprit occupé par autre chose. Ce n'est pas que je sois résolu à ne pas l'entendre, c'est que mon âme s'attache là où il ne faudrait pas, à ce qui m'environne, à mon activité, à mes convictions : et Dieu a beau parler, je ne l'entends pas. L'âme de l'enfant est toute unie : "Parle, Seigneur, ton serviteur écoute." Il faut arriver à écouter Dieu de la sorte, toujours, et de toute son âme, sans quoi l'on est absorbé par mille soucis et intentions, et l'on est sourd à la voix de Dieu. L'ai-je entendue aujourd'hui ?
Faut-il que j'écoute ?
Le peuple dit à Moïse : "Parle-nous, toi et nous écouterons; mais que Dieu ne nous parle pas, cela nous ferait mourir!" Exode 20, v. 19.
Nous ne faisons pas exprès de désobéir à Dieu; tout simplement, nous ne faisons pas attention à Lui. Dieu nous a donné ses commandements; ils sont là, et nous n'y prenons pas garde, parce que nous n'avons pour Lui ni respect ni amour. "Si vous m'aimez, dit Jésus, vous garderez mes commandements." Quand nous nous rendons compte que nous avons toujours manqué de respect à l'égard de Dieu, nous ne pouvons qu'être plongés dans la honte et dans l'humiliation.
"Parle-nous, toi; mais que Dieu ne nous parle pas!" Cela prouve combien peu nous aimons Dieu. Nous préférons entendre ses serviteurs, nous écoutons volontiers leurs témoignages. Mais nous ne voulons pas que Dieu Lui-même nous parle. Pourquoi donc en avons-nous si peur ? Parce que nous savons bien que si Dieu nous parle, il faudra que la chose se fasse, ou alors que nous refusions carrément de lui obéir. Quand c'est seulement le serviteur de Dieu, nous estimons que ce qu'il dit n'est pas contraignant pour nous, car c'est tout bonnement sa manière de voir, à lui, même si au fond nous sentons que c'est peut-être celle de Dieu.
Est-il possible ? Dieu m'a traité jusqu'à présent comme son enfant, et moi j'ai fait comme s'il n'existait pas ! Cet affront, cette humiliation que j'ai infligée à Dieu, elle retombe sur moi. Comment ai-je pu être à ce point sourd et rebelle ? Quand enfin nous parvenons à écouter Dieu, la joie de l'entendre est accompagnée de la honte d'avoir été sourds à sa voix jusque-là.
Votre espérance en Dieu est-elle sur le point de s'évanouir ?
Tu garderas dans une paix parfaite celui qui appuie sa pensée sur Toi; car il se confie en Toi. Isaie 26, v. 3.
Votre pensée s'appuie-t-elle sur Dieu ? ou est-elle en train de périr d'inanition, ce qui aboutit fatalement, chez un chrétien, à la banqueroute ? Si votre pensée ne s'est jamais attachée à Dieu, commencez tout de suite. N'attendez pas que Dieu vienne vous chercher; mais détournez vos regards de vos idoles, et regardez à Dieu, pour être sauvé. Notre pensée, notre imagination, c'est le plus grand don que Dieu nous ait fait; c'est à Lui par conséquent que nous devons la consacrer. Si vous avez su faire prisonnière chacune de vos pensées, pour qu'elle obéisse au Christ, cela sera pour votre foi une garantie de premier ordre quand l'épreuve sera là, parce que votre foi et l'Esprit de Dieu seront à l'unisson. Apprenez à n'avoir que des pensées dignes de Dieu devant tous les grands phénomènes de la nature, et votre imagination, au lieu d'être l'esclave de vos impulsions charnelles, sera toujours au service de Dieu.
"Nous avons péché comme nos pères... et nous avons oublié." Alors plantez un stylet à l'endroit où vous vous êtes endormi. - "Dieu, dites-vous, ne me parle pas en ce moment." C'est votre faute. Rappelez-vous que vous appartenez à Dieu. Pensez à tout ce qu'il a déjà fait pour vous, et votre amour pour Lui grandira sans mesure. Votre imagination ne sera plus stérile, mais agile et féconde, et votre espérance deviendra éblouissante.
Votre vision de Dieu meurt-elle d'inanition ?
Levez les yeux en haut, et regardez. Qui a créé toutes ces choses ? Isaïe 40, v. 26.
Le peuple de Dieu, au temps d'lsaïe avait desséché son coeur et son imagination en contemplant des idoles. Le prophète tourne leurs regards vers les cieux étincelants. La nature pour le croyant est un symbole qui mène à Dieu, un moyen de grâce. Pour un enfant de Dieu, la nature apparaît comme un vaste trésor. Chaque brise qui souffle, chaque nuit, chaque journée, chaque buisson qui fleurit, chaque fleur qui se fane, tout cela, c'est Dieu même qui vient à nous, si seulement nous savons le voir.
La marque d'une vie spirituelle authentique, et concentrée en Dieu, c'est qu'elle tient notre imagination captive. Regardez où vous en êtes. Est-ce que votre pensée s'attache à une idole? Peut-être à vous-même, à votre travail, à votre expérience personnelle du salut et de la sanctification ? Alors votre pensée, par rapport à Dieu, se meurt d'inanition, et en présence des difficultés de la route, rien ne vous éclaire. Réveillez-vous de cette léthargie. Ne regardez pas à votre passé, regardez à Dieu. C'est Dieu dont vous avez besoin.
Si vos prières s'enlisent dans les marécages de la médiocrité, c'est que votre pensée de Dieu n'est pas assez forte pour que vous vous mettiez vraiment en Sa présence. Il faut apprendre à sortir de nous-mêmes, à être le pain rompu, le vin répandu, non pas pour nous et pour notre union personnelle avec Dieu, mais pour les autres. Dieu seul peut nous donner cette vision des autres et ce désintéressement.
lundi 9 février 2015
Vous sentez-vous épuisé spirituellement ?
Le Dieu d'éternité... ne se lasse pas, il ne se fatigue point. Isaïe 40, v. 28.
L'épuisement vient quand nos forces vitales sont à bout.
L'épuisement spirituel n'est jamais la conséquence du péché, mais du travail que nous faisons pour Dieu. Pour échapper à l'épuisement, il faut savoir où puiser la force. Si Dieu vous demande d'être le pain rompu et le vin répandu, cela veut dire que vous avez à être vous-même la nourriture des autres, jusqu'à ce qu'ils apprennent à la trouver en Dieu. II vous faut bien compter qu'ils vous épuiseront jusqu'au fond. Appliquez-vous à vous ravitailler à mesure, ou vous succomberez bientôt.
Nous devons à Dieu de nous donner aux autres, qui sont Ses enfants, aussi complètement qu'à Lui-même.
Est-ce que par la manière dont vous servez Dieu vous vous êtes laissé aller jusqu'à l'épuisement ? S'il en est ainsi, passez en revue tous vos mobiles d'action. Qu'est-ce qui vous a poussé à travailler pour Dieu ? Est-ce votre inclination personnelle, ou bien vous êtes-vous fondé sur la Rédemption accomplie par Jésus-Christ ? Ne vous lassez pas de surveiller les sources de votre activité, et n'oubliez pas où se trouve la seule source authentique. Vous n'avez pas le droit de dire à Dieu : "Oh! Seigneur, je me sens tellement épuisé!" Il vous a sauvé, il vous a consacré, il vous a sanctifié pour pouvoir vous épuiser. Laissez-vous épuiser pour le service de Dieu, mais rappelez-vous que tout vous vient de Lui. "Toutes mes sources de Vie, en Toi je les trouverai."
Livre de l'Apocalypse : les 3 mots qui font toute la différence
Chapitre 1 Verset 1 : Apocalypse = Dévoilement
Ce livre répond aux questions essentielles : on n'y trouve pas de connotation apocalyptique dans le sens courant du terme (catastrophisme des temps dits "de la fin"), mais des signes - manifestations dans le visible de ce qui est invisible - du but final réservé par YHWH à chacun selon les choix qu'il aura faits à la croisée des chemins de sa vie.
Le mot Apocalypse est à prendre dans son sens premier de Révélation, Dévoilement.
Chapitre 1 Verset 1 : [...] ce qui doit être fait bien promptement...
... et non pas bientôt - ce livre s'inscrit hors du temps : nous sommes dans l'éternel présent de Dieu, pour qui 1000 ans sont comme 1 jour, et 1 jour comme 1000 ans.
Les choses décrites dans ce livre montrent que chaque moment est le moment de Dieu.
Chaque passage du livre de l'Apocalypse est une allégorie, qui nous décrits tels que nous sommes, et quelles sont les conséquences pour maintenant de nos choix passés, ou de nos choix présents pour le futur.
Chapitre 1 Verset 10 : [...] au jour du Seigneur...
...non pas un dimanche... mais ce Jour Grand et Terrible, de Gloire pour les sauvés, et de Jugement pour le monde et ses oeuvres. C'est déjà ici et maintenant : bénédictions et malédictions, qui sont les conséquences de la conformité ou non à la volonté de Dieu pour nous.
Puis à notre mort physique, nous restons dans l'état où nous étions : spirituellement vivants ou morts, selon qu'on est passé ou non par la nouvelle naissance, ou engendrement d'en haut.
Ce Grand Jour est le constat pour l'éternité de notre état de pécheur perdu ou de pécheur sauvé
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