mardi 18 août 2015

La paresse spirituelle




Veillons les uns sur les autres pour nous exciter à la charité et aux bonnes oeuvres. N'abandonnons pas notre assemblée. Hébreux 10, v. 24-25.

Nous sommes tous tentés d'être spirituellement paresseux; nous fuyons volontiers les tracas et l'agitation de la vie, notre seul objectif étant d'assurer notre tranquillité. Ce passage de l'Épître aux Hébreux nous exhorte à nous stimuler les uns les autres, et à nous serrer les coudes. Cela demande de l'initiative, la recherche des intérêts de Christ et non des nôtres. La vie proposée par Jésus-Christ est exactement le contraire d'une vie d'isolement, de retraite, de séparation.
la vraie spiritualité se révèle par la lutte contre l'injustice, la bassesse, l'ingratitude et le désordre, toutes choses qui tendent à entretenir en nous la paresse spirituelle. Nous invoquons la nécessité de la prière et de la lecture de la Bible comme prétextes à l'isolement. Nous nous servons de Dieu, en somme, pour nous assurer la paix et la joie. Ce que nous recherchons, ce n'est pas le règne de Christ, c'est le contentement qu'il peut nous procurer. Nous nous engageons par là dans la mauvaise direction. Nous prenons les effets pour les causes.
"Je crois de mon devoir, dit Pierre, de vous tenir en éveil, et de ranimer vos souvenirs...". Il est très désagréable d'être bousculé ainsi par quelqu'un dont Dieu se sert pour nous aiguillonner, par un chrétien plein de vie. Ne confondons pas vie spirituelle et activisme; il peut être la contrefaçon de la vraie spiritualité. C'est la paresse spirituelle qui entretient en nous l'envie de ne pas être dérangé et le désir de chercher la solitude. Jésus n'encourage jamais la pensée de l'isolement : "Allez dire à mes frères...", dit-il.

Volonté et loyauté



Choisissez aujourd'hui qui vous voulez servir. Josué 24, v. 15.

La volonté de l'homme est la résultante de toutes ses énergies. Je ne puis cesser de vouloir; je dois exercer ma volonté. Pour obéir à Dieu, il me faut vouloir; pour recevoir l'Esprit de Dieu, il me faut vouloir. Lorsque Dieu nous révèle une vérité, ce n'est pas sa volonté qui est mise en question, c'est la nôtre. Le Seigneur nous a souvent mis, chacun de nous, en face de grandes décisions à prendre. Dans une telle situation il est bon de nous rappeler comment nous avons réagi lors de notre conversion, lors de notre première rencontre avec Jésus, ou lorsque telle ou telle vérité nous a été révélée. Il nous paraissait alors facile de nous abandonner à son autorité. Remémorons-nous ces moments lumineux, maintenant que l'Esprit de Dieu nous met en présence de nouvelles révélations.
"Choisissez aujourd'hui qui vous voulez servir." Il s'agit d'un choix délibéré et non d'une décision vers laquelle vous glisseriez sans effort. C'est un choix capital dont tout le reste dépend, une décision à prendre, entre vous et Dieu. Ne consultez ni la chair, ni le sang. Chaque nouveau choix qui vous est proposé entraîne autour de vous des défections et votre foi est mise à l'épreuve. Dieu vous permet de tenir compte de l'opinion des chrétiens qui vous entourent, mais cependant vous constatez que les autres ne vous comprennent pas. Ce n'est pas à vous de discerner où Dieu vous mène; la seule chose que Dieu vous révèle, c'est Lui-même.
Dites-Lui : "Je veux t'être fidèle." Dès que vous avez choisi la fidélité à Jésus-Christ, Dieu vous prend à témoin. Ne consultez pas d'autres chrétiens, mais déclarez solennellement : "Je veux Te servir." Ayez la volonté d'être fidèle et croyez que d'autres peuvent l'être, eux aussi.

vendredi 7 août 2015

Comment suivre Jésus ?




Si quelqu'un vient à moi, et s'il ne hait pas... il ne peut être mon disciple. Luc 14, v. 26 et 27 à 33.

Rien de ce que nous avons de plus précieux, ne doit nous empêcher de suivre Jésus-Christ. Être disciple de Jésus, c'est être attaché à Lui seul. Il y a une grande différence entre l'attachement à une personne et l'attachement à des principes, ou à une cause. Notre Seigneur ne s'est pas fait le champion d'une cause; il a appelé les hommes à s'attacher à Lui. Être son disciple, c'est être esclave par amour. Beaucoup parmi nous se disent chrétiens, et ne sont pas attachés à Jésus-Christ comme des esclaves. Aucun être humain ne peut avoir pour Jésus-Christ cet amour passionné s'il ne lui a pas été donné par le Saint-Esprit. On peut admirer Jésus, on peut le respecter, le vénérer, et pourtant ne pas l'aimer. Seul le Saint-Esprit aime le Seigneur Jésus et peut répandre dans nos coeurs l'amour de Dieu. Lorsque l'Esprit Saint voit une occasion de glorifier Jésus, il s'empare de notre coeur, de nos nerfs, de toute notre personne, et nous enflamme d'amour pour Jésus-Christ.
La vie chrétienne a un caractère d'originalité spontanée. Pourtant comme Jésus son Maître, on accusera le disciple de ne pas être en harmonie avec la société et d'être inadapté. Mais Jésus fut toujours en parfait accord avec son Père, et le chrétien doit de même être en accord avec Lui. Avec Lui-même et non pas avec telle ou telle doctrine desséchée et sans vie. Les hommes se complaisent dans des doctrines mais Dieu doit faire sauter leurs préjugés à la dynamite, pour qu'ils puissent s'attacher vraiment à Jésus-Christ.

J'ai péché




Malheur à moi! Je suis perdu! Car je suis un homme dont les lèvres sont impures. Esaïe 6, v. 5.

Quand je suis vraiment en présence de Dieu, ce n'est pas du péché en général qu'il me convainc, mais d'un péché précis. On dira facilement : "Oui, je sais que je suis pécheur...", mais en présence de Dieu, ce n'est pas cette constatation banale qui nous permet de nous en tirer. Être convaincu de péché, c'est en arriver à dire : "Je suis ceci; j'ai fait cela." Cette conviction-là est la preuve même que l'on se trouve vraiment en présence de Dieu. Ce n'est rien de vague, mais c'est d'un péché précis que l'Esprit de Dieu me convainc. C'est alors que Dieu nous révèle que toute notre nature est corrompue. Il en est toujours ainsi lorsque nous sommes face à face avec Lui.
Les saints les plus éminents ou les plus humbles, les pécheurs les plus corrompus ou les plus "honnêtes", passent par cette expérience de conviction de péché. Lorsqu'un homme se trouve au premier degré de l'échelle de l'expérience chrétienne, il peut dire : "Je ne vois pas bien quelle faute j'ai commise, mais le Saint-Esprit me la montrera d'une manière précise." Esaïe, en contemplant la sainteté de Dieu, se rendit compte qu'il était un homme aux lèvres impures; il fallait qu'il soit purifié. "Il toucha ma bouche (avec un charbon ardent) et me dit : ceci a touché tes lèvres; ton iniquité est enlevée et ton péché est expié, il faut qu'il soit consumé par le feu qui purifie."

Une chose que Dieu déconseille vivement




Ne t'irrite pas : il n'en sort que du mal. Psaume 37, v. 8.

S'irriter, c'est s'appauvrir, soit psychiquement, soit spirituellement. Il est facile de dire : "Ne t'irrite pas!", mais il est plus difficile d'être soi-même assez fort moralement, pour ne pas s'irriter. Tant que l'épreuve ne nous atteint pas, que nous ne vivons pas comme beaucoup de nos contemporains dans la déroute et l'angoisse, nous parlons aisément de "nous reposer sur le Seigneur", et d'attendre patiemment Sa délivrance. Mais quand tout cela nous atteint, pouvons-nous encore nous reposer en Dieu ? Si, dans ces cas-là, nous ne pouvons obéir à "Ne t'irrite pas", qui doit être vécu dans les jours de perplexité comme dans les jours de paix, alors nous ne le vivrons jamais. Et si ce n'est pas valable pour vous, ne vous attendez pas à ce qu'il soit valable pour quelqu'un d'autre. Le repos en Dieu ne dépend pas des circonstances extérieures, mais de notre communion avec Dieu.
Se tracasser conduit toujours au péché. Nous nous imaginons qu'une certaine dose d'anxiété et de soucis est une preuve de sagesse; mais cela révèle seulement notre lâcheté. L'irritation en face des circonstances prouve que nous tenons à choisir notre propre chemin. Notre Seigneur ne s'est jamais fait de soucis. Il n'a jamais été anxieux, car Il n'était pas venu accomplir sa propre volonté, mais celle de Dieu. Si nous sommes enfants de Dieu, nous irriter ne peut que produire du mal.
Vous entretenez peut-être la pensée que vos difficultés dépassent les possibilités de Dieu ? Mettez de côté toutes vos suppositions ridicules, et demeurez à l'ombre du Tout Puissant. Engagez-vous devant Dieu à renoncer à l'inquiétude pour cette chose qui vous tourmente. Pourquoi cette irritation, ces soucis ? Parce que nous faisons nos calculs sans tenir compte de Dieu.